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Subject Topic: JEAN DANIES FOU FURIEUX, MALADE.
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verite
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Joined: 2005 May 25
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Posted: 2005 March 09 at 6:57am Quote verite

Jean Danies: Fou furieux malade physique et mental. Yon ti kaka.

Jean Erich Rene: Pedant Noiriste Notoire. Yon neg nwe konplexe.

Leslie Manigat: Diarrhee du Verbe. Yon nwaris anba shal.

"BYEN JWENN BYEN KONTRE"

Chers amis internautes:
Il est penible de lire un "morde soufle" sur le net genre Jean Erich Rene qui souffre d'aphasie et "est devenu fou" en s'attaquant a un geant comme Leslie Francois Manigat qu'il voudrait emuler mais distille dans son cerveau aphasique une jalousie inconcevable que nous pardonnons et que Leslie Manigat meprise du haut de sa grandeur intellectuelle. .

En essayant de salir la carriere de cet homme integre, en hurlant sur le net que Leslie Manigat est d'une sante precaire, comme si Rene etait du serail dans le role d'eunuque du Palais, Jean Erich Rene vient de prouver que le petit Haitien est decidement "lupus homini lupus" . Jean Erich Rene est un etre ignoble perdu dans l'Ontario et qui nous sert ses billevesees decorees de circonvolutions qu' il reproche a Leslie Manigat. Si les ecrits de Manigat lui jettent du sable aux yeux, les salmigondis de Rene sont pires et cruels jusqu'a scleroser les cerveaux bien intentionnes. D'aucuns disent que JER est victime de la maladie mentale de son maitre-a-penser Titide, mais je crois que l'odeur nauseabonde qui se degage de son cerveau et la gangrene concomitante sont l'effet de la partie intestinale enlevee (voire JER dans son texte parlant de zones d'ombres dans la sante de Manigat) du professeur- politologue greffee dans les meninges de Jean Erich Rene.
Autrement cette punaise de l'internet aurait cesse de nous assassiner avec les textes, l'un plus ridicule que l'autre, tels que: A bas les noms de famille !!!, Merde alors!! ( un peu scatologique, Mr. Schnoque), De la candidature, (parlant de Marie Claude Bayard et en vrai lache n'a jamais cite le nom), A mon fils (peint a l'eau de rose), A ma fille (un peu soporifique, allez!!), ensuite pour nous faire avaler des dissertations economiques pompeusement entrelacees de formules qui donneraient l'indigestion a Samuelson, a Friedman, a nos Pharel et Bauboeuf et tous les economistes de valeur dont Jean Erich Rene pretend en faire partie. (nota bene: il ne signe plus ses incoherences sur le net de : Agronome-economiste).
Definitivement je crois que le diagnostic a poser pour Jean Erich Rene est ecrivassier atteint de delirium tremens qui nous prend pour des canards sauvages en faisant choix des questions sur lesquelles il trouve ou jeter sa bave mais jamais sur celles pertinentes, il publie et sont ipso facto acceptes par Haitianpolitics les textes venimeux et arrogants car dit-il "Haitianpolitics et lui construisent la tour de Babel de l'agenda" des frustres echoues sur les rives des Etat-Unis et du Canada.
Jean Erich Rene devrait etre chasse du Temple par les septuagenaires de concert avec les octogenaires. Il est un cafard et on nous apprend que les cafards (comme Rene et Aristide) ne quitteront pas la face du monde car ils s'y cramponnent depuis le temps des dinosaures jusqu'a nos jours.
Pour la gouverne de Rene et du lecteur: Je suis un Haitien-Americain, je ne suis pas un membre du pati RNDP, je suis un dilettante de l'internet qui prend plaisir a chasser les sorciers du calibre de Rene et certains autres pour faire taire leurs canons. Je suis un ami du professeur Manigat et je ne me sers pas de trois dictionnaires ( dixit JER ) pour comprendre ses textes a l'encontre des textes de Jean Erich Rene qui donnent la nausee apres lecture et ou s'etalent dans toute la laideur des prejuges mesquins du petit haitien..On apprend avec Manigat et on desapprend avec Rene Ex Catedra, didactique et pedant. S'il me fait l'honneur d'une reponse je dois la lire mais autrement malgre que j'aie pas mal de temps pour flaner sur l'internet je confierai ses roublardises au classeur No. 13. (lire poubelle)
De plus Rene me semble etre un imposteur qui s'est servi d'un nom comme Wedgino Deguerre pour illustrer une fois de plus sa vendetta contre l'honorable, ex-President constitutionnel de la Republique d' Haiti avec une vassalite digne d'un agenda qui, avec Haitianpolitics, consisterait a detruire tout ce qui ferait de Haiti une nation respectee a travers le monde.
Jean Craft Danies
NY 8 mars, 2005
En réponse à la question de Mr Wedgino Deguerre

Question:

Mr Erich Rene,

Que pensez vous de la candidature du Président Lesley Manigat

Wedgino Deguerre Quel est son e mail, Rene?

3/8/05 5:31 AM

Réponse

Mr Wedgino Deguerre,

Permettez-moi de vous dire avec toute la franchise qui me caractérise que
j'apprécie beaucoup le professeur Lesly François ST Roc Manigat pour sa
grande culture et son courage. Cependant je dois sincèrement vous avouer que
sa candidature est tard venue. Ce n'est pas vrai et de plus quelle franchise, j'aurais dit l'insolence qui me caracterise

A 74 ans bien comptés on ne se lance plus en campagne électorale . A 75 ans
bien sonnés le 7 février 2006, il n'est pas prudent de recevoir
l'investiture comme Président. Si on y était déjà comme Joachim Balaguer
peut-être qu'on peut y rester. Mais j'estime que c'est de l'inconduite de se
lancer dans l'arène au delà de 70 ans. Pourquoi?
Les mots utilises par Rene sont l'image de sa personalite, de plus inconduite est un nom et pas un adjectif. Mr. Manigat est loin d'etre une inconduite.

La politique est une affaire de génération. L'aura de Leslie Manigat baisse
au point de se réduire à quelques partisans qui le connaissaient
jadis.Demandez-lui combien d'UTA (UTA ???) il avait à la fin des années 1980, combien
il lui en reste maintenant. Vous conviendrez avec moi que le Professeur
Manigat n'a pas pu toucher la corde sensible de la jeunesse. Ses conférences
ont plus d'écho à Paris qu'à Dame-Marie où il n'a jamais mis les pieds.Or
les élections ne vont pas se dérouler en France mais en Haïti.Le Peuple
haïtien n'a que faire des grandes circonvolutions de Leslie Manigat. La
classe moyenne peut-être est attirée par le charme de son verbe.
Malheureusement la classe moyenne ne vote jamais aux élections. La
bourgeoisie haitienne a une aversion naturelle contre les membres de
l'élite noire. Donc qui va voter Leslie Manigat aux élections de 2005 ? Par
ailleurs le discours de Leslie Manigat est trop élevé pour la petite
compréhension de la majorité des Haïtiens et des Haïtiennes. Il faut du
temps et 3 dictionnaires pour comprendre un texte de Leslie Manigat:
Français, Latin , Grec.De plus ses textes sont trop longs. Finalement on
s'endort en l'écoutant et on ne lit pas intégralement ses messages. Je
profite de l'occasion pour lui dire que ses messages ne sont pas écoutés.
Si je ne dis pas vrai, depuis son retour en 1986 jusqu'à 2005, après 19 ans
d'endoctrinement, Leslie Manigat serait le seul taureau qui gronde en
Haïti.Il n'a qu'à se référer comme preuve à l'échec de la fameuse
célébration de Son Bicentenaire de l'Indépendance . Quelle catastrophe!
Non Mr. Rene ce n'est pas une catastrophe mais une outrecuidance de votre part de susciter que les circonvolutions de Manigat sont peut-etre egales aux votres???. Votre audace de diminuer la comprehension et le degre d'assimilation de l'Haitien moyen des ecrits du Professeur (speak for yourself). Votre stupidite de declarer que les elections ne seront pas tenues a Paris, c'est un peu puerile de votre part. Votre facon detournee de ranimer la question de couleur avec "la bourgeoisie Haitienne<un metaphore dans votre esprit biscornu pour mulatre> a une aversion naturelle contre les membrese de 'elite noire" Est-ce que vous vous entendez parfois?
Il suffit de comparer la grande facilité de communication de Jean Bertrand
Aristide avec la prestation de Lesly Manigat pour juger de la nullité de
l'impact des messages du Professeur. Est-ce que Jean Erich René a un
quelconque problème avec le professeur Manigat . Non! Je l'admirais et je
l'admire toujours mais pas de façon émotionnelle.En politique, les meilleurs
amis sont ceux qui disent la vérité quant aux flatteurs ils vous enlisent.
Je renouvelle mes sentiments de respect au Professeur Manigat tout en lui
disant qu' il serait préférable qu'il laisse sa place à un autre membre du
RNDP plus proche de la génération de l'informatique et ce sera le raz de
marée. Il doit définitivement se rendre compte que l'ordinateur a remplacé
définitivement la machine à écrire Olivetti. Et s'il est un fait certain
que la méthode de dactylographie de Maitre Jourdain n'est plus sur le
marché, il est encore plus décevant pour le Lion devenu vieux de recevoir le
coup de pied d'un âne. Sans exagérer c'est ce qui va arriver aux élections
de 2005 si Leslie Manigat persiste dans ses ambitions politiques aveugles. A
l'instar de l'entêtement de Roger Lafontant qui a catapulté Aristide au
pouvoir, Leslie Manigat va servir de levier à ce monstre à deux têtes qui
fut le professeur d'Aristide en matière de politique du béton .D'autant plus
que le bulletin de santé du Professeur montre déjà des zones d'ombre au
niveau de l'intestin, ce qui lui a nécessité dans un passé récent une
intervention chirurgicale majeure. Vaut mieux que le Professeur imite le
geste de D'Artagnan en déposant son épée pour rentrer au vestiaire car il
n'a plus ni l'âge ni la force pour prendre part à la mêlée.

Mr. Rene votre tort est de toujours revenir a Aristide dans vos elucubrations du net. La nullite de l'impact des messages du professeur reside premierement dans votre caboche, deuxiemement qu'il ne se sert pas de discours a caractere ridicule et tendancieux comme "tet mrin poiv kou pa nou yo pa vle oue mrin" dans la ville des Cayes. Finalement je depose les armes car vos inanites me donnent des zones d'ombres a l'estomac comme le diagnostic du Dr. Rene se servant de ragots en bon cabotin pour etayer ses arguments illogiques. Professeur Docteur- Economiste -Agronome- ecrivassier du net je vous prie de prendre un repos sabbatique avec du saindoux sur les levres.
Rene
Mr Deguerre, je vous prie de recevoir l'expression de mes cordiales
salutations.

JER
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SansMalice
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Joined: 2005 May 25
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Posted: 2005 March 09 at 12:11pm Quote SansMalice

Qu'est-ce qu'on apprend de Lesly Manigat? Comment apprendre d'un discours que la majorite des haitiens ne comprenne pas?Est-ce sa reconnaissance envers la France qu'il nous enseigne?Jean Erich Rene a raison ;je suis un ouvrier ,les discours de Lesly Manigat me fatiguent et m'ennuient.Votre adulation du Professeur ne concerne que vous.On ne peut pas nier la culture de Lesly Manigat mais il n'est pas le seul ayant droit et il n'est pas indispensable.Mr. Manigat est trop age;nous avons besoin d'un homme moderne,dynamique ,progressiste et fort pour changer les strustures desuetes du pays.Les dinosaures de la politique haitienne,responsables de cette catastrophe, doivent ceder la place a une nouvelle generation plus apte a operer les profonds changements que requiert cette situation deplorable.
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SansMalice
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Joined: 2005 May 25
Location: USA
Posts: 1209
Posted: 2005 March 09 at 1:27pm Quote SansMalice

Ou fout manti Jean Erich Rene pa youn neg nwe` konplexe';Ale sou sit Opl la wa we` youn atik li ekri pou we si w pa aprann plis nan sel atik sa ke nan anpil diskou Maniga.Maniga pa menm konn ekri pou ayityen.Mwen te telman etonne li sa Manigat ekri mwen te blije mande youn intelektyel si pa genyen konsep de "Run on sentences" an franse.Se menm jan nou pran deye Camille pase li kritike Depestres ke nou di se youn encyclopedie de connaissances.Mon oeil.kel konesans?Mwen li Adrianna dans tous mes reves mwen pa we kisa ki ekstraodine nan liv saa ;se pousa mwen mande anpil lot moun pou yo lil poun yo dim si yo trouve se youn roman ekseptyonel;sispann mete politicyen ayisien ki panko janm fe prev yo sou youn piedestal de Dieu.
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Admin
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Joined: 2005 May 25
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Posted: 2005 March 09 at 2:30pm Quote Admin

Malice kap pale:

''Se menm jan nou pran deye Camille pase li kritike Depestres ke nou di se youn encyclopedie de connaissances.Mon oeil.kel konesans?Mwen li Adrianna dans tous mes reves mwen pa we...''

Malice ki moun ou byen ki kote sa w di la ki ekri jan w di la OU BYEN NAN SAN WAP PALE.. Si mwen byen sonje nan diferan kite genyen ak ADMIRATÈ W LA, pa gen voye monte ki te fèt konsa.
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patat
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Joined: 2005 May 25
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Posts: 801
Posted: 2005 March 09 at 2:32pm Quote patat

Les haitiens devraient savoir communiquer. La plupart parlent avec eux-mêmes et ignorent l'interlocuteur.
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SansMalice
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Joined: 2005 May 25
Location: USA
Posts: 1209
Posted: 2005 March 09 at 3:28pm Quote SansMalice

Rico

Se vre` wou ou ka kritike Camille pou ekriti li ke ou trouve ki youn jan tro sofistike, li anploye tro gro mo. Mwen tou ;mwen te di li sa o komansman;Men genyen moun kite kritike'l pou tet li te kritike Despestre sou konferans nan Institut Francais d'Haiti.Tout moun pa blije adore.idolatre youn seri de moun ke nou vle fe` moun konprann se bon Dieu yo ye paske yo te etidye an Frans.Mwen se o pye du mour ke mwen rekonet vre` mason."Show me the money"pa dim pat genyhen bagay konsa di tou al reli tout inervantyon ki te fet;wa we genyen moun ki di ke Depestre pa kanmarad Camille.Poukisa Depestre pa kanmarad Camille?Camille se youn jenn gason,Dpestre se youn vye gran moun tankou'm.Kiles ki di Camille a 75 ans pap depase Depestre;Ou ka kritke'l ki jan li ekri ki tro` filosofik,ki pa a la portee de anpil nan fr e`nou yo ,men o paka nye ke li genyen anpil bagay li di se verite.
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André
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Joined: 2005 May 25
Location: Cote D’Ivoire
Posts: 1182
Posted: 2005 March 09 at 4:44pm Quote André

Pou Sans-Malice,

Yon matin konsa, Carl Brouard te anba gròg li , li tap pase nan Riyèl Alerte e li te lache yon fraz ki di" La folie est le plus haut dégré que puisse atteindre l'homme".

Si mwen konprann repons ou bay Rico, ou gen yon espwa ke Camille ka depase Dépestre lè li gen 75 lane sou tèt li.

Mwen kwè ke li deja rive nan stad Carl Brouard pale ya. Dépestre est unique en son genre li pap jamè arive depase'l.

Depestre pa sèlman piblie Adriana. Il a plusieurs titres a son actif tandiske CLM pa gen youn. Lap pran ampil tan ankò si li konprann pou lap ekri pou epate la galri.
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SansMalice
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Joined: 2005 May 25
Location: USA
Posts: 1209
Posted: 2005 March 09 at 5:10pm Quote SansMalice

Andre'

mwen konnen se pa Adriana selman ke Depestre ekri.Camille se youn moun ki nan trantenn li si e ekri liv ki enteresse'l sa ki di w li pa youn futu Prix Nobel de litterature?Petet se apoje' sa ke li vise' se pa ti Pri Goncourt ke blan frnse akorde Depestre pa ipokrisy pou yo fel devye de konviktyon revolutione jiskas ke li pale moun ki fel byen mal.Ou pa Bon Dieu ou pa ka di Ke Depestre pa kanmarad Camille. A trant an Depestre pat genyen repitatyon li genyen jodya.

Kisa ou genyen kont Camille menm?
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Admin
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Joined: 2005 May 25
Location: United States
Posts: -22
Posted: 2005 March 09 at 5:27pm Quote Admin

Malice kap pale:

''Se vre` wou ou ka kritike Camille pou ekriti li ke ou trouve ki youn jan tro sofistike, li anploye tro gro mo. Mwen tou ;mwen te di li sa o komansman;Men genyen moun kite kritike'l pou tet li te kritike Despestre sou konferans nan Institut Francais d'Haiti.''

Malice se pa ditou saki te pase kite di, pa gen moun ki kritike CLM paske li kritike Depestre. Non Malice wou denatire fè yo SE PA SAKI TE DI, NI KITE PASE. Si se yon pwoblèm dentepretansyon w genyen men saki te di, SI MWEN BYEN RAPLE M OU TE TOMBE DAKO SOU DEMANN NOU KI PA TE GEN PRETANSYON YON KRITIK: pou byen fè nou lide kritik CLM lan nou ta renmen genyen kontni konferans Depestre la. Nan pwen moun ki te deklare lagè o debi a CLM. Se lè LI MENM AK PATIZAN l yo komanse ap manke moun dega gen mounis ki rele chalbari mete konpetans li an dout ak demonstraksyon JOURE DI BETIZ TANKOU GRAN PYON.

Edited by - rico on 3/9/2005 5:29:43 PM
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Eklere
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Joined: 2005 May 25
Location: Haiti
Posts: 1757
Posted: 2005 March 09 at 5:56pm Quote Eklere

Avant sa mort Felix Morisseau-Leroy a eu à dire qu'Hadrianna émanait d'une idée à lui que Dépestre aurait volé. Laissez donc tomber ces discussions, elles ne mènent à rien, chacun peut aimer ou ne pas aimer les écrits d'un auteur.
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SansMalice
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Joined: 2005 May 25
Location: USA
Posts: 1209
Posted: 2005 March 09 at 6:14pm Quote SansMalice

Castille

il faut me dire quel prix avait obtenu Depestre dans les annees 50.je ne suis pas un intellectuel mais je me rappele la premiere fois que j'ai entendu le nom de Depestre ce fut en 46 ,j'avais 5 ans a l'epoque mes grands parents commentaient la chute de Lescot et la greve des etudiants ;ils parlaient de Depestre et de Sam.Je n'ai entendu le nom de Depestre que lorsqu'il parlait les soirs sur Radio Progresso.C'est a partir de ce moment que je commencais a lire crtains de ses textes .Je n'ai pas eu le temps de lire tous ses oeuvres mais on ne peut pas me dire que Camille n'a pas la meme intelligence ni les moyens pour devenir lui aussi un grand romancier;si tel est son desir.Il n'est jamais trop tard,surtout pour un jeune homme comme Camille.

Rico;

je l'ai deja dit ;oui au debut il s'agissait d'une demande de publication de la conference de Depestre pour justifier les critiques a son endroit ;mais si je me rappele bien Camille ne fut pas celui qui a lance la premierre pierre.Il a riposte de la maniere et en utilisant le meme langage que ses detracteurs.Si nous voulons la civilite sur ce forum il faut qu'elle soit une regle pour tous.
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André
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Joined: 2005 May 25
Location: Cote D’Ivoire
Posts: 1182
Posted: 2005 March 09 at 6:27pm Quote André

Voyages avec Anita Miraflor

Notre voyage premier ce fut l'après-midi
Où le bois de notre lit nous emporta vers
les racines et les sèves légendaires du temps
où il était un arbre à pain de la montagne.

Le second circuit que je dois à ta fièvre
m'a fêté dans le moindre de ses sillons
des années avant l'exploit nord-américain
j'y faisais souvent l'aller-retour de la lune.

À la troisième traversée, au plus haut
de ta crue, je vécus l'aventure des fruits:
je n'eus qu'à prononcer le mot papaye
pour descendre soudain en fusée dans ta vie.

La quatrième odyssée nous l'eûmes un soir
dans un train entre Buenos Aires et Mendoza
je voyageai en toi bien plus loin que le sang
ébloui le permet d'habitude aux amants.

Le dernier périple où tu as fasciné
mes sens voyageurs ce fut à Varadero
cette fois-là on frôla de près la folie
le requin le naufrage et son sel infini.

René Depestre
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Diamant
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Joined: 2005 May 25
Location: USA
Posts: 141
Posted: 2005 March 09 at 6:28pm Quote Diamant

Mezanmi pa konfonn ekriti esè filozofik ak ekriti woman. Youn esè se anvan tou youn tèz kote selon branch konesans li ye ya: teyoloji, antwopoloji, istwa, filozofi elatriye, pwal tranpe lan youn sètèn fòm de espesyalisazyon. A mwen ke se youn trete de divilgasyon. Tandi ke youn woman, se youn liv fiksyon ki sitou atache-l a fè pase youn lide lan youn tram, youn listwa ke otè ya envante e rakonte. Site-m youn sèl esè filozofik, li temèt de esè fasil kou pa Albè Kami yo, ki imediatman sezisab san efò? Youn atik espesyalize se youn esè kout, ki donk, li difisil pou retire-l lan fòm diskou branch li releve de li ya. Site-m, ki esè filozofik ou byen politik ou byen estetik, mwen pap pale de atik nouvèl lan jounal, ki pa mande refleksyon? Konsèp fè pati branch sila yo, e konsèp mande pou chita reflechi sou li. Mwen, sa-m ta di, sè ke youn moun gen dwa demonte lojik youn lòt moun kelke swa moun nan. Pèsonn pa Bondye. Men sa ki raz, se lè de moun ki pito atake mesaje ya san li pa atake mesaj li ya. Se lè tou gen moun ki konplexe ki prefere pase mechanste yo sou youn moun ki fè efò panse e ki oze pwopoze youn panse lan youn milye kote se plis rans ki prime. Aprann apresye, kite rayisab, jalouzi menm jan ak flatri. Poze moun ki ekri kesyon sou sa nou pa konprann, konsa na aprann. Si nou vle konteste vinn ak lojik pa nou pou demontre sak pa jis selon nou lan sa lòt la di ya. Men fò nou gen bon agiman poun pa parèt ridikil nonpli. Ann aprann gen antrejan. Vrèman m'swete ke nou ka fè lapè e pataje ansanm pou tout moun amelyore. Pase fòk ayisyen aprann viv ansanm.
Poum fini mwen salye bèl entelijans ki gen lan sa San Malice di yo.
Anfen,
Mwen salye nou tout, pase mwen renmen nou tout sensèman.
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Admin
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Joined: 2005 May 25
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Posted: 2005 March 09 at 6:37pm Quote Admin


DEPESTRE, René(1926- ), écrivain haïtien d'expression française et espagnole, fondateur de la revue la Ruche, qui s'engagea dans la lutte contre la dictature et fut un militant de la négritude. Ce poète précoce fut un peu l'enfant prodige de l'indépendance haïtienne au début du XXe siècle. Ses premiers recueils, Étincelles (1945) et Gerbes de sang (1946), placés sous l'ascendance de la révolte rimbaldienne, lui valurent, à l'âge de dix-neuf ans, une certaine renommée. À la fin de 1945, il fonda avec quelques condisciples un hebdomadaire artistique d'avant-garde, la Ruche. André Breton, sur le chemin de retour de son exil new-yorkais, entreprit de donner à Port-au-Prince une série de conférences : l'accueil de ces jeunes artistes haïtiens, initiés par Aimé Césaire au surréalisme, fut enthousiaste, et la Ruche consacra un numéro spécial à Breton — numéro bientôt saisi par la police du dictateur en place, tandis que Depestre était emprisonné. Cet épisode occasionna de nombreux troubles qui paralysèrent Haïti!; le pouvoir fut passagèrement submergé, mais rapidement l'armée rétablit l'ordre, et Depestre fut contraint à l'exil. Dès lors, il s'associa au mouvement culturel de la négritude, fondé à Paris à l'initiative de Césaire, Damas et Senghor. Depuis cette date, Depestre a poursuivi en France l'élaboration de son œuvre poétique, avec Végétation de clartés (1951), Traduit du grand large (1952) et Minerai noir (1957). Après un bref retour en Haïti, d'où il fut vite chassé par le régime de Duvalier, il enseigna à La Havane, où il passa vingt années de son exil. Si ses recueils explorent les procédés surréalistes (Journal d'un animal marin, 1964!; Un arc-en-ciel pour l'Occident chrétien, 1966), leur ambition est résolument militante (Cantate d'octobre, publié en 1968, est consacré à la mort de Che Guevara). René Depestre est également l'auteur d'admirables textes en prose, comme le Mât de cocagne (1973) ou Hadriana dans tous mes rêves (prix Renaudot, 1988). Ses essais témoignent d'une lucidité avertie sur la notion de négritude (Bonjour et adieu à la négritude, suivi de Travaux d'identité, 1989).
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Admin
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Joined: 2005 May 25
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Posted: 2005 March 09 at 6:41pm Quote Admin

Malice, ecce homo


René Depestre



René Depestre naît le 29 août 1926 à Jacmel (Haïti). Sa ville natale est souvent évoquée dans sa poésie et ses romans, en particulier Hadriana dans tous mes rêves (1988). Il fait ses études primaires chez les Frères bretons de l’instruction chrétienne. Son père meurt en 1936 et René Depestre quitte sa mère, ses deux frères et ses deux sœurs pour aller vivre chez sa grand-mère maternelle. De 1940 à 1944, il fait ses études secondaires au lycée Pétion à Port-au-Prince.
Étincelles, son premier recueil de poésie, paru en 1945, préfacé par Edris Saint-Amand, le fait connaître rapidement. Il a seulement dix-neuf ans quand il le publie, influencé par le réalisme merveilleux d’Alejo Carpentier, qui a fait une conférence à ce sujet en Haïti en 1942. Depestre fonde alors un hebdomadaire avec trois amis : Baker, Alexis, et Gérald Bloncourt: La Ruche (1945-46). « On voulait aider les Haïtiens à prendre conscience de leur capacité à rénover les fondements historiques de leur identité » (dit-il dans Le métier à métisser). Le gouvernement fait saisir le numéro de 1945 consacré à André Breton, ce qui déclenchera l’insurrection de janvier 1946.

Depestre rencontre les intellectuels et les poètes haïtiens de son temps, tels Jean Price-Mars, Léon Laleau, et René Bélance qui préface son deuxième recueil, Gerbe de sang en 1946. Il rencontre aussi des artistes étrangers.

Il fait partie des dirigeants du mouvement étudiant révolutionnaire de janvier 1946, qui parvient à renverser le président Élie Lescot. Très vite, l’armée prend le pouvoir, Depestre est arrêté et emprisonné, avant d’être exilé. Il poursuit ses études de lettres et sciences politiques à la Sorbonne (1946-1950). À Paris, il fréquente les poètes surréalistes français et des artistes étrangers, ainsi que les intellectuels du mouvement de la négritude, qui se réunissent autour d’Alioune Diop et de Présence Africaine.

Depestre participe activement aux mouvements de décolonisation en France, et il est expulsé du territoire français. Il part à Prague, d’où il est chassé en 1952. Il part à Cuba, invité par l’écrivain Nicolás Guillén, où il est à nouveau arrêté et expulsé par le régime de Fulgencio Batista. Il est rejeté par la France et l’Italie. Il part pour l’Autriche, puis le Chili, l’Argentine et le Brésil. Il est resté au Chili suffisamment longtemps pour organiser avec Pablo Neruda et Jorge Amado le congrès continental de la culture.

Après le Brésil, Depestre revient à Paris en 1956 où il fréquente d’autres Haïtiens, dont Jacques-Stephen Alexis. Il participe au premier congrès panafricain organisé par Présence Africaine en septembre 1956. Il écrit dans Présence Africaine et d’autres revues de l’époque comme Esprit et Lettres françaises. Il retourne en Haïti (1956-57). Refusant de collaborer avec le régime duvaliériste, il appelle les Haïtiens à la résistance et se retrouve en résidence surveillée. Il part pour Cuba en 1959, à l’invitation de Che Guevara. Convaincu par la révolution cubaine, il s’investit dans la gestion du pays (Ministère des Relations Extérieures, Éditions nationales, Conseil National de la Culture, Radio Havana-Cuba, Las Casas de las Américas, Comité de préparation du congrès culturel de la Havane en 1967). Il voyage beaucoup parallèlement à ses activités officielles (URSS, Chine, Viêt-nam, entre autres) et participe au festival panafricain d’Alger en 1969 (où il rencontre l’écrivain congolais Henri Lopes, qu’il retrouvera plus tard dans les bureaux de l’UNESCO).

Au cours de ses diverses pérégrinations et de son séjour à Cuba, René Depestre poursuit une œuvre poétique importante. Son recueil de poésie le plus célèbre est sans doute Un arc-en-ciel pour l’Occident chrétien (1967) où se mêlent politique, érotisme, et vaudou, des thèmes qui traversent toute son œuvre. Poète à Cuba (1973) est une sorte de regard réfléchi sur l’évolution de la révolution cubaine.

Écarté par le pouvoir castriste dès 1971, Depestre rompt avec l’expérience cubaine en 1978 et retourne à Paris où il travaille au Secrétariat de l’UNESCO. Il publie Le Mât de Cocagne, son premier roman, à Paris, en 1979. En 1980, il publie Alléluia pour une femme-jardin, qui reçoit le Prix Goncourt de la Nouvelle en 1982.

Depestre quitte l’UNESCO en 1986 et se retire dans l’Aude. En 1988, il publie Hadriana dans tous mes rêves, qui reçoit de nombreux prix littéraires dont le prix Théophraste Renaudot, le prix de la Société des Gens de Lettres, le Prix Antigone de la ville de Montpellier et le prix du Roman de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Il obtient la nationalité française en 1991. Il continue d’accumuler les honneurs, en particulier le prix Apollinaire de poésie pour son Anthologie personnelle (1993) et le prix italien Grisane pour l’adaptation du Mât de Cocagne au théâtre en 1995, ainsi que les bourses (Bourse du Centre National du Livre en 1994 et Guggenheim en 1995). Il est le sujet du film documentaire de Jean-Daniel Lafond réalisé à Montréal, Haïti dans tous nos rêves (1996).

Depestre a également publié des essais importants. Bonjour et adieu à la négritude présente une réflexion sur sa position ambivalente vis-à-vis du mouvement de la négritude conçu par Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire et Léon-Gontran Damas. Impressionné par Aimé Césaire venu parler du surréalisme et de la négritude en Haïti, fasciné par la créolité, ou la créolo-francophonie, il n’en questionne pas moins le concept de négritude. Rebelle au concept dans sa jeunesse, qu’il associe à de l’essentialisme ethnique, il en mesure la portée historique et situe le mouvement dans l’histoire mondiale des idées. Il revient sur ce sujet (critiques et re-situation du mouvement) dans ses deux recueils Ainsi parle le fleuve noir (1998) et Le métier à métisser (1998). Il rend hommage à Césaire et à son œuvre visionnaire dans le contexte actuel du mouvement de la créolité à la Martinique : « Césaire trancha d’un seul mot ce vain débat: au commencement de l’histoire décoloniale, à l’échelle d’Haïti et du monde, il y a le génie de Toussaint Louverture » (Le métier à métisser 25). Son expérience à Cuba – sa fascination et son désamour pour le « castrofidélisme » et toutes les contraintes idéologiques – est également examiné dans ces deux textes, ainsi que le réalisme merveilleux, le rôle de l’érotisme, l’histoire haïtienne et le thème très contemporain de la mondialisation.

Loin de se considérer comme en exil, Depestre se voit plutôt comme un nomade aux racines multiples, un « homme-banian » – pour faire allusion à cet arbre qu’il cite si souvent et à ses racines rhizomiques – voire comme un « géo-libertin ». René Depestre vit aujourd’hui dans un petit village de l’Aude, Lézignan-Corbières, avec sa seconde épouse, cubaine. Il écrit tous les matins, en regardant les champs de vignes, comme autrefois il s’enivrait de la vue de la baie jacmélienne sur la galerie de sa grand-mère.

– Joëlle Vitiello
Biographie basée sur celles qui accompagnent Ainsi parle le fleuve noir et Encore une mer à traverser.



Oeuvres principales:
Poésie:
Étincelles. Port-au-Prince: Imprimerie de l’État, 1945.
Gerbe de sang. Port-au-Prince: Imprimerie de l’État, 1946.
Végétation de clartés. (préface d’Aimé Césaire) Paris: Seghers, 1951.
Traduit du grand large. Paris: Seghers, 1952.
Minerai noir. Paris: Présence Africaine, 1956.
Journal d’un animal marin. Paris: Seghers, 1964.
Un Arc-en-ciel pour l’Occident chrétien. Paris: Présence Africaine, 1967.
Cantate d’octobre (édition bilingue). La Havane: Institut du Livre; Alger: SNED, 1968.
Poète à Cuba. (préface de Claude Roy). Paris: Oswald, 1976.
En état de poésie. Paris: Éditeurs Français Réunis, 1980.
Au matin de la négritude. (préface de Georges-Emmanuel Clancier). Paris: Euroediteur, 1990.
Journal d’un animal marin (choix de poèmes 1956-1990) Paris: Gallimard, 1990.
Anthologie personnelle. Arles: Actes Sud, 1993.
"Adieu à la Révolution" et "En fils créole de la francophonie". In: Écrire la «parole de nuit»; la nouvelle littéraire antillaise. Paris: Gallimard (folio, essais), 1994: 53-55; 56-57.
Prose:
Pour la révolution pour la poésie. (essai) Montréal: Leméac, 1974.
Le Mât de Cocagne. (roman) Paris: Gallimard, 1979; folio, 1998.
Bonjour et adieu à la négritude. (essai) Paris: Laffont, 1980, 1989.
Alléluia pour une femme-jardin. (récits) Paris: Gallimard, 1981; folio, 1986, 1990.
Hadriana dans tous mes rêves. (roman) Paris: Gallimard, 1988; folio 1990.
Éros dans un train chinois. (nouvelles) Paris: Gallimard, 1990; folio, 1993.
"Les aventures de la créolité, lettre à Ralph Ludwig". Écrire la «parole de nuit»; la nouvelle littéraire antillaise. Paris: Gallimard (folio, essais), 1994: 159-170.
"La mort coupée sur mesure". Noir des Îles (collectif). Paris: Gallimard, 1995: 95-126.
"Vive la lecture". En quête du livre (collectif). Paris: Paroles d’aube, 1997.
Ainsi parle le fleuve noir. Paris: Paroles d’Aube (Inventaire), 1998.
Le Métier à métisser. (essai) Paris: Stock, 1998.
Comment appeler ma solitude. Paris: Stock, 1999.
Encore une mer à traverser. Paris: La Table Ronde, 2005.
Traductions par René Depestre:
Guillen, Nicolas. Le Grand Zoo. Paris: Seghers, 1966.
Poésie cubaine, 1959-1966, anthologie Heberto Padilla (édition bilingue). La Havane: Institut du Livre, 1967.
Fernández Retamar, Roberto. Avec les mêmes mains. Paris: Oswald, 1968.
Fernández Moreno, César. Un catalogue de vieilles automobiles. Paris: Saint-Germain-des-Prés/Unesco, 1988.
Présence dans l’audiovisuel (radio, cinéma, télévision):
"Les voix de l’écriture". René Depestre. Propos recueillis et présentés par Anne Blancard; poèmes dits par Sonia Emmanuel; musique par Luc Donnadieu; livret ("René Depestre ou l’état de poésie") par Priska Degras. Radio France Internationale, 1992.
Participation de René Depestre à l’émission Apostrophes de Bernard Pivot, en 1982 et en 1986.
Haïti dans tous nos rêves. Film-portrait de l’auteur de Jean-Daniel Lafond et Miachaëlle Jean. Québec-FR3, 1996.
Encore une mer à traverser. Disque compact pour la collection "À Voix Haute". Paris: Gallimard, 1998.
"La bibliothèque de René Depestre, Qu’est-ce qu’elle dit Zazie?" Émission de Jean-Michel Mariou. Paris: FR3 (12 mars 1998).
"René Depestre". "Voix de poètes III, 23 poètes disent leur texte (1950-1980)" par Olivier Germain-Thomas. Paris: Compacts Radio France, INA, France Culture, 1999.
Chronique d'un animal marin, film documentaire de Patrick Cazals, 62 minutes, 2004.
Entretiens:
"Parler de Jacmel". Propos recueillis à Montréal par Etzer Depestre (mars 1989). Edité à Port-au-Prince, 1989.
"France Reads Haiti: An Interview with René Depestre". Interview avec Joan Dayan (trad., J. Dayan). Yale French Studies 83 (1993): 136-153.
"Deux fers au feu". Entretien avec Lise Gauvin. L’écrivain francophone à la croisée des langues. Paris: Karthala, 1997: 71-95.
"Quel nom donner à ma solitude?" Entretien avec Camille Paulet et Vincent Grégoire. Dérades (Guadeloupe), juin 1998.
"Lire la Caraïbe". Propos recueillis par Michel Sender. Espaces Latinos (Lyon) 157 (octobre 1998).
Distinctions littéraires:
1982 Bourse Goncourt de la nouvelle, pour Alléluia pour une femme-jardin.
1988 Pour Hadriana dans tous mes rêves:
Prix Théophraste Renaudot.
Prix du roman de la Société des Gens de Lettres (Paris).
Prix Antigone de la Ville de Montpellier.
Prix du Roman de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (Bruxelles).
1991 Prix Tchicaya U’Tamsi de la poésie africaine, pour l’ensemble de ses travaux (Asilah, Maroc).
1993 Prix Guillaume Apollinaire de poésie, pour Anthologie personnelle (Editions Actes Sud, Arles).
1995 Lauréat de la John Simon Guggenheim Memorial Foundation.
1996 Année sabbatique du Centre National du Livre (Paris).
1996 Premio Grizane Cavour, pour L’Albero della Cuccagna, la version italienne du Mât de cocagne.
1998 Grand Prix de Poésie de l’Académie Française, pour l’ensemble de son oeuvre.
1998 Prix Carbet de la Caraïbe, pour l’ensemble de ses travaux.
Adaptation au théatre:
Le Mât de cocagne, adapté au théâtre au festival d’Avignon par Gérard Gelas et la Compagnie du Chêne Noir, 1994.

Sur René Depestre:
Antoine, Régis. "René Depestre". Rayonnants écrivains de la Caraïbe. Paris: Maisonneuve et Larose, 1998.
Brincourt, André. "Haïti, larguer les amarres: Richard Jorif et René Depestre". Langue française, Terre d’accueil. Paris: Éditions du Rocher, 1997: 81-82.
Cailler, Bernadette. "L’efficacité poétique du vaudou dans Un Arc-en-ciel pour l’Occident chrétien". The French Review 53.1 (1979).
Césaire, Aimé. "Résponse à Depestre, poète haïtien (Eléments d’un art poétique)". Présence Africaine (1955).
Couffon, Claude. René Depestre. Paris: Seghers (Poètes d’aujourd’hui), 1986.
Crosley, Bernadette Carré. Haïtianité et mythe de la femme dans Hadriana dans tous mes rêves, de René Depestre. Montréal: CIDIHCA, 1993.
Dalembert, Louis-Philippe. "René Depestre au détour de ses rêves". Notre Librairie 133 (janvier-avril 1998).
Dayan, Joan. "France Reads Haiti: René Depestre’s Hadriana dans tous mes rêves". Yale French Studies 83 (1993): 154-175.
Gobeil, Madeleine. "Le petit lutin du dixième étage", discours repris dans Le Métier à métisser de René Depestre (Paris: Stock, 1998): 231-236.
Jonassaint, Jean. "René Depestre, le nomade enraciné". Le Devoir (Montréal). Repris dans Le Métier à métisser de René Depestre (Paris: Stock, 1998): 237-247.
Kundera, Milan. "Beau comme une rencontre multiple". L’Infini 34 (été 1991): 50-62.
Leiner, Jacqueline. "René Depestre ou du surréalisme comme moyen d’accès à l’identité haïtienne dans Un Arc-en-ciel pour l’Occident chrétien". Romanische Forschungen 89.1 (Erlangen, RFA, 1979).
Magnier, Bernard et Priska Degras. "Les mots-jardins de René Depestre". Notre Librairie 104 (janvier-mars 1991): 37-44.
Salien, Jean-Marie. "Croyances populaires haïtiennes dans Hadriana dans tous mes rêves de René Depestre". The French Review 74.1 (October 2000): 82-93.
Spear, Thomas C. "Jouissances carnavalesques: représentations de la sexualité". Penser la Créolité. Madeleine Cottenet-Hage et Maryse Condé, éds. Paris: Editions Karthala, 1995: 135-152.
Travaux universitaires sur René Depestre:
Contreras, Marie Alejandra. "René Depestre ou les tribulations de la poésie militante". Mémoire de 2e licence sous la direction de R. Trousson. Université Libre de Bruxelles, 1988.
Costetti, Claudia. "L’opera saggistica e narrativa di René Depestre". Thèse sous la direction de Carminella Biondi. Universita Degli Studi di Parma, 1985.
Dalembert, Louis-Philippe. "La Représentation du vaudou dans l’oeuvre de René Depestre". Mémoire de maîtrise, Université Paris III - Sorbonne Nouvelle: 1988.
Degras, Priska. "Vaudou et engagement dans l’oeuvre de René Depestre". Université Aix-Marseille, 1986.
Parra, Céline. "Paysage du féminin dans la littérature de René Depestre". Mémoire de maîtrise sous la direction de Serge Bourjea. Université Paul Valéry, Montpellier III, 1994.
Rabréau, Edwige. "L’amour, le merveuilleux, l’humanisme dans l’oeuvre de René Depestre". Thèse de doctorat sous la direction de Régis Antoine. Université de Nantes, 1995.
Riboni, Mariarosa. "René Depestre, poète lyrique". Tesi di Laurea sous la direction de Silvio Baridon. Instituto Universitario Lingue moderne (Milano), 1981.
Thiao, Yopane. "René Depestre ou l’expression idéologique de l’autre négritude". Mémoire de DEA sous la direction de Jeanine Potelet. Université de Paris X (Nanterre), 1995.
Valenti, Annamaria. "Un Arc-en-ciel pour l’Occident chrétien". Thèse sous la direction de Carminella Biondi. Universita Degli Studi di Parma, 1983.
Zarotti, Sonia. "Donna e donna-giardino nell’opera romanzesca di René Depestre". Thèse sous la direction de Mariolina Bertini. Universita Degli Studi di Parma, 1995.

Traductions:
En danois:
Slaraffentraeet. Ole Eistrup, trad. Copenhague: Klim, 1985.
Paradisfuglen fra Jacmel. Ole Eistrup, trad. Copenhague, Klim, 1988.
Auf Deutsch:
Der Schlaraffenbaum. Eva Schewe, trad. Berlin: Verlag Volk und Welt, 1982.
Hadriana in all meinen Traumen. Rudolf von Ritter, trad. Dusseldorf: Claassen, 1990; Frankfurt am Main: Nachwort Hans Christoph Buch, Suhrkamp Verlag, 1997.
Aus Dem Tagerbuch Eines Meerestieres (anthologie, bilingue). Rainer Arnold, Hans-Otto Dill, Fritz Rudolf Fries, Andreas Klotsch, trads. Berlin: Verlag Volk und Welt, 1986.
In Italiano:
Poeta a Cuba. (édition bilingue) Ugo Salati, trad. Milano: Edizoni Accademia, 1973.
Hadriana in tutti i miei sogni. Ada Ceruti, trad. Milano: Editoriale Zanzibar, 1991.
Alleluia per une donna-giardino. Eileen Roman, trad. Milano: Editoriale Zanzibar, 1992.
L’Albero della Cuccagna. Cristina Brambilla, trad. Milano: Editoriale Jaca Book Spa, 1993.
Eros in un treno cinese. Anna Devoto, trad. Milano: Editoriale Zanzibar, 1995.
In English:
A Rainbow for the Christian West. Jack Hirschman, trad. Fairfax, California: Red Hill Press, 1972.
A Rainbow for the Christian West. Joan Dayan, trad. Amherst: U. of Massachusetts Press, 1977.
The Festival of the Greasy Pole. Carrol F. Coates, trad. Charlottesville: U. Press of Virginia: 1990.
En Español:
Mineral negro. Virgilio Pinera, trad. La Habana: Editiones R., 1962.
Un arcoiris para el Occidente Cristiano. Heberto Padilla, trad. La Habana: Ediciones Casa, 1967.
Cantata de octubre. Max Figueroa Esteva, trad. La Habana, 1968.
Por la revolución por la poesía. Montevideo: Ediciones Marcha, 1970.
El palo ensebado. Pedro de Arce, trad. La Habana: Instituto Cubano del Libro-Editorial Arte y Literatura, 1975.
Hadriana en todos mis sueños. Amparo Hurtado Albir, trad. Barcelona: Editorial Martinez Roca, SA Alcor, 1990.
En néerlandais:
Hadriana in al mijn dromen. Mirjam de Veth, trad. Amsterdam: Uitgeverij De Arbeidespers, 1991.
En polonais:
Hadriana moich marzen. Malgorzata Cebo-Fonick, trad. Varsovie: Amber, 1992.
En russe:
Tchornaya Rouda (Minerai noir). Pavel Antokolski, trad. Moscou: 1961.
Prose traduite également en bulgare et en grec.

Liens sur René Depestre


liens d’« île en île »:
« René Depestre par lui-même », entretien avec Frantz Leconte réalisé à New York en 1995. Lisez et écoutez l’entretien en ligne sur « île en île ».
« René Depestre: Haïti dans tous nos rêves », interview de Ghila Sroka pour la Tribune Juive (1999).
« Le multiple ailleurs d’Haïti » (lettre) et « René Depestre - Adieu au court vingtième siècle » parus dans Boutures 1.4 (mars-août 2001): 42-43.
ailleurs sur le web:
« Adresse aux Haïtiens d’aujourd’hui », Le Monde diplomatique (avril 2004): 6-7.
« Bom dia e adeus à negritude », passage de Bonjour et adieu à la négritude de René Depestre traduit en portugais par Maria Nazareth Fonseca et Ivan Cupertino.
« Déconstruire Édouard Glissant et René Depestre: Questions sur la "créolisation" », essai de Tontongi paru dans Tambou (été 2003).
Éditions Gallimard, informations sur les titres de René Depestre parus (rechercher par nom d’auteur).
Entretien avec René Depestre audio (13'24") pour l’émission « La langue française vue d’ailleurs » sur Radio Méditerranée, pour Éros dans un train chinois (8 novembre 1999).
« Relire le Dépestre, fou d’Haïti », article de Doumi Barnabé paru dans L’Union (4 juillet 2003).
« Le Petit matin d’Aimé Césaire », texte de Depestre sur Césaire paru en juillet 1994 dans la République Internationale des Lettres.
Photothèque de l’Atelier N89, photographies de René Depestre par Didier Leclerc.
« Le Zombie et le haut tortionnaire ». Compte-rendu du Mât de cocagne par Jean-Pierre Tison lors d’une nouvelle parution du roman en poche. Rechercher « Depestre » sur le site Lire (juillet 1998).

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SansMalice
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Posted: 2005 March 09 at 6:55pm Quote SansMalice

Rico

Entre la publication de ces quelques poemes et sa reputation internationale d' ecrivain il y a tout une vie.Si Depestre a commence sa carriere d'ecrivain dans les annees 45 -46 pourquoi Camille ne pourrait-il pas faire autant?Sa critique n'etait pas pour enlever a Depestre son role dans la litterature haitienne.Il faut relire sa pensee.En tout cas personne ne peut predire la carriere de Camille.on n'enseignait pas la litterature haitienne chez les freres dans les annees 45-52;j'ai bien dit que ce fut dans les annees 60 que j'ai entendu parler de Depestre cela ne signifie pas qu'il ne fusse pas tres populaire dans les centres litteraires haitiens.je parle de mon cas.Les prix qu'il a recus ne lui consacrent pas une divinite qui empeche toute critique a son endroit ni envers ses oeuvres.

Edited by - SansMalice on 3/9/2005 7:06:36 PM

Edited by - SansMalice on 3/9/2005 7:18:29 PM
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Diamant
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Posted: 2005 March 09 at 7:08pm Quote Diamant

Andre, sam ta renmen diw, tou dabò, fòk nou sispann fè lagè. Mwen pa isi poum fè lagè men poum pataje avèk nou. Mwen gen 49 van e Camille pi jèn pasem pou kèk bon lane. Misye se nèg ki ekri youn pakèt liv, ke lap chèche pibliye. Atik ak lòt tèks li pibliye sou tout sijè, pa sèlman Ayiti, ebloui-m e ebloui anpil konfrè. Mwen rankontre Camille premye fwa lan Montreal kote de moun kou Gary Klang, kou Joël Desrosiers e Michel-Ange Momplaisir konsidere misye kòm gwo espwa relèv entelijentsya ayisyèn an ki an jeneral pa bay de moun ki vèse lan tip ekriti filozofik li yo. Mwen ki te prezante doktoram sou Merleau-Ponty et le problème de la Perception pou inivèsite de Montreal, men ka diw tèz Camille yo trè oze, trè pètinan, trè twoublan vi jan li pran de pozisyon diferan dèzot ke seswa sou syi sou metafizik ou sou politik. Pase misye fèm onè li kèk lan maniskri li. Kidonk monfrè, lè ou pa konn youn moun pa voye monte sou li. Ou gen dwa kritike tout sa Camille di sou gen agiman sou sa, men ret lan lojik, pa atake pèsòn youn pansè men zèv li. Camille pa jan atake Depestre lan pèsòn li, li pat menm atake Depestre lan travay ekriven-l ke tout moun gen dwa atake dayè. Li pran pozisyon de vandi lafrans ke Depestre chwazi tounen lè lap prone youn sòt de nouvèl kolonizasyon franse an ayiti.

Mwen pa gen konferans depestre ke Camille te denonse ya sou òdinatè ya men mwen gen extrè li, mwen dakò lè li reponn ke li pa oblije chèche voye atik la, youn lektè responsab dwe fè efò rechèh dokiman. Konferans lan mwen wè ke se tenten blan franse enperyalis kolon vreman Depestre ap defann, se pa peyi ya.
Map voye pa kont youn atik depestre te ekri kotel mande ayisyen pou foure kò yo anba lafrans.

Gen youn tibagay poum di anvnm fini, pa dwe gen ront ni konpleks devan youn moun ki ka fè sa-w pa ka fè. Chak fwa youn moun briyan, se onè pou limanite men jan chak fwa gen youn vyolè pedofil se youn jèn pou tout limanite.

Map voye tou youn poèm Camille te pibliye lan plisyè revi lèl te gen 23 zan. poèm Camille lan suiv teks Depestre la

Men atik Depestres la li koumanse byen men suiv na banm nouvèl:« MON PAYS D’ORIGINE EST UN APPEL AU SECOURS » : Adresse aux Haïtiens d’aujourd’hui

LE MONDE DIPLOMATIQUE / avril 2004 / Pages 6 et 7

Par René Depestre
Ecrivain haïtien né en 1926, auteur, entre autres, de Comment appeler ma solitude, Stock, Paris, 1999.

« Ni rire, ni pleurer, comprendre » (Spinoza)

L’ex-président Jean-Bertrand Aristide porte une lourde responsabilité dans la crise qui a secoué Haïti. Mais l’alliance implicite entre l’opposition – la Plate-forme démocratique – et les forces paramilitaires liées à la dictature de M. Raoul Cédras (1991-1994) laisse mal augurer de l’avenir. D’autant que les conditions dans lesquelles a été évincé, le 29 février, le président élu apparentent l’opération menée par les Etats-Unis, avec la collaboration de la France, à un coup d’Etat.

Je m’appelle René Depestre. Je suis un écrivain franco-haïtien peu connu dans son pays natal. Une fois seulement il m’a été donné de prendre une part directe à ses affaires civiques. Cette année-là, en 1946, le journal La Ruche fit briller un espoir de renouveau démocratique aux horizons déjà comateux des droits de l’homme et du citoyen. Après l’échec de ce combat de ma génération, pour tenir la route en de multiples ailleurs d’Haïti, j’ai dû m’ajouter d’autres racines avant de trouver, à l’âge de vieil homme, un terreau d’enracinement en France.

Sur fond de cruelle inhumanité, mon pays d’origine est un appel au secours. Je n’ai pas pour autant de leçons à lui donner. Retiré dans le Sud-Ouest français, je ne prétends pas dicter de si loin leur conduite à des femmes et à des hommes démunis, aux Caraïbes. L’humilité, le respect, la compréhension d’autrui inspirent mon regard responsable sur le calvaire haïtien.

Le SOS qui m’obsède n’est pas celui que les Etats aux abois adressent d’habitude au Fonds monétaire international (FMI) ou à la Banque mondiale. Ce n’est pas non plus le tocsin que la Maison blanche ou les Nations unies entendent à leurs portes. Un tiers d’île des Amériques, en proie à toute la désolation du monde, répercute sa détresse dans la conscience même des humanités sœurs de la planète.

Dans l’année du bicentenaire de leur victoire sur l’esclavage et la colonisation, les Haïtiens ne peuvent éluder les questions d’un drame qui fait terriblement mal. Deux siècles après l’indépendance des esclaves de Saint-Domingue – un fait majeur de l’histoire politique et culturelle des civilisations –, Haïti est figée au-dessous du seuil de la misère absolue. Ses jours et ses travaux sont englués dans la violence civile, l’instabilité politique, la délinquance de toutes sortes de mafias, l’entassement des ordures dans les rues, l’amoncellement des épreuves dans les foyers. Dans l’opinion mondiale, l’hapax haïtien est souvent décrit comme une « parenthèse vide » ou comme « une tragédie sans fin de la décolonisation » : plusieurs millions d’êtres humains sont coincés à vie dans leur impossibilité d’être un jour eux-mêmes.

Dans cette situation catastrophique, il ne faut pas demander au FMI ou à la Banque mondiale, à l’ONU ou aux puissants membres du G8 de réagir en lieu et place des citoyens d’Haïti. Il incombe d’abord aux Haïtiens, dans un sursaut vital jamais vu, d’inventer la stratégie collective susceptible de retenir durablement la solidarité des centres influents de l’aide internationale. Les premières mesures d’entraide et d’assistance à personne en danger doivent surgir au préalable « des grandes réserves de foi, ces grands silos de force où les peuples, dans les moments critiques, puisent le courage de s’assumer eux-mêmes et de forcer l’avenir » (Aimé Césaire).

Une percée dans la voie du progrès n’a de chances de succès que si elle s’appuie préalablement sur la mobilisation du peuple haïtien. Haïti est placée devant l’exigence de la refonte radicale de sa symbolique de résistance au malheur. Le pays s’est présenté sur la scène historique sous le masque monumental d’une forteresse inexpugnable. Incarné dans les pierres de la citadelle Laferrière (1), un mythe d’une extrême violence, fondé sur l’idée de « race », devait symboliser aux yeux du monde l’espoir de rédemption des ci-devant esclaves des plantations américaines. Il était justifié de 1791 à 1804, dans la période de rupture violente avec la terreur « raciale » du régime esclavagiste. Contemporain du modèle jacobin de la Révolution française, il devait remplir efficacement son rôle révolutionnaire d’émancipation. Structuré ensuite en jacobinisme-noir-à-l’haïtienne, notre mythe de fondation allait deux siècles durant conditionner la conduite historique d’un Etat-nation resté inachevé.

Contrairement à l’idéologie de la Révolution française, que les droits de l’homme et du citoyen, le code civil, la civilité démocratique, la souveraineté populaire, la laïcité, l’autonomie de l’individu dans la liberté, permutèrent en valeurs républicaines, notre négritude jacobine s’empêtra dans les pires excès de la violence politique pour rien. En Haïti, le Grand Mécanisme denté de l’histoire accommoda de façon récurrente les structures coloniales de la terreur aux institutions et aux mentalités de la société « nationale » haïtienne. Deux siècles après, nous n’arrivons pas à nous déprendre d’une idéologie régressive et déréalisante dont la fonction religieuse (« intégriste » avant la lettre ?) tient notre destin enfermé dans la seule logique délétère de la violence !

Un retournement de la tragédie

Avec les Duvalier (père et fils, 1957-1986), on assista à un retour pur et simple à la terreur de la plantation esclavagiste. Les représentations symboliques du tonton-macoutisme d’Etat achevèrent de truquer et de dénaturer jusqu’à la nausée les vérités intérieures et les fondements plus « raciaux » que nationalistes du peuple haïtien. Les rituels meurtriers de la papadocratie reproduisirent le nihilisme bossale (2) et créole appelé trente ans durant à verrouiller l’accès des Haïtiens à la société de droit et à la modernité démocratique.

Au début des années 1980, après trois décennies de ce « fascisme de sous-développement », le bruit a couru partout que ce tiers d’île le plus déshérité de la planète (et du coup le plus discrédité ?) avait touché le fond de l’opprobre et du dénuement. On prédisait alors à l’« après-duvaliérisme » un naufrage dans un court délai. On ne pouvait imaginer Haïti en état de se relever de ses ruines, après l’impitoyable logique d’autodestruction à laquelle la tribu Papa Doc l’avait soumise.

C’eût été ne pas compter avec la face éclairée de l’histoire identitaire des Haïtiens. Après l’avoir évaluée sur place, un observateur français rappela un jour que l’Haïtien, noir ou mulâtre, pauvre ou riche, manœuvre ou intellectuel, mystique ou athée, quand son être n’est pas un cactus vénéneux au jardin de Baron-Samedi (3), parvient avec grâce à abriter, dans ses convictions et sa conduite, « un trésor plus grand que les mines de diamant de Kimberley ou que tous les puits de pétrole du Moyen-Orient ».

La métaphore du voyageur ami évoquait ainsi la « spiritualité unique » qui peut encore recycler la vie d’Haïti dans le droit chemin de l’idéal de justice et de liberté qui est à l’origine de son équipée nationale. Après la débâcle de Duvalier fils en 1986, n’a-t-on pas vu un homme de grand charisme faire un usage populaire fécond de ce silo spirituel ? Le mouvement Lavalas de M. Jean-Bertrand Aristide réussit, en effet, à s’entourer du premier personnel politique démocrate de l’histoire haïtienne. De multiples preuves de maturité civique devaient alors l’emporter sur des dérapages populistes. Des élections libres eurent lieu dans les décombres de trente ans de barbarie. Les conditions paraissaient réunies pour une vraie « démacoutisation » des institutions et des mentalités. Le processus démocratique était si fortement enclenché que les militaires putschistes de 1991, après l’avoir sauvagement interrompu par un coup d’Etat, échouèrent à éviter le retour au pouvoir du président démocratiquement élu. Trois ans après un exil forcé aux Etats-Unis, M. Jean-Bertrand Aristide était restitué à ses fonctions présidentielles.

Il y a lieu de s’interroger avec rigueur sur les circonstances exceptionnelles qui ont marqué la restauration de 1994. J’y vois une occasion historique que l’ensemble de la classe politique, au-delà des clivages idéologiques, n’aurait jamais dû laisser partir en fumée. Cette année-là, Haïti est passée tout près d’un retournement décisif de sa tragédie. Pour la première fois de son histoire, le pays sortait de son isolement diplomatique, la sorte de mise en quarantaine de sécurité que le concert des nations civilisées imposa à la « révolution nègre » de Saint-Domingue. Le tête-à-tête dramatique d’un petit Etat – pauvre et « noir » – avec le super-Etat – impérial et « blanc » – cédait de manière inespérée la place à une approche multinationale du drame haïtien. Notre chaos cessait d’être présenté comme une triviale affaire d’arrière-cour coloniale entre « une étroite république nègre de la Caraïbe » et le géant empire nord-américain.

Un débat au grand jour soumettait le cas d’Haïti à l’examen des Etats membres des Nations unies. Dans ce forum démocratique, notre malheur était étalé dans tous les sens. Il était également montré sous toutes les coutures dans les principaux journaux et sur les écrans de télévision de la planète. Haïti bénéficiait soudain de la compréhension, voire de la sympathie, de l’opinion publique mondiale. Une panoplie d’atouts politiques, culturels, moraux, matériels apparaissaient à son horizon. Elle allait pouvoir compter sur une aide financière évaluée à plusieurs centaines de millions de dollars.

Pour rétablir M. Aristide dans ses droits de président élu, il fallait déloger par la force la junte délinquante du général Raoul Cédras. Les Nations unies confièrent aux Etats-unis du président William Clinton le mandat d’intervenir militairement en Haïti. Etait-ce le spectre des années d’occupation yankee (1915-1934) qui rappliquait ? A l’inverse d’une nouvelle expédition coloniale, l’intervention américaine de 1994 était l’une des premières applications bénéfiques du droit d’ingérence humanitaire encore balbutiant dans les relations internationales. Une décision du Conseil de sécurité apportait à un peuple en danger l’assistance des Nations unies. Dans un cadre de légalité onusienne (que renforçait le système juridique régional de l’Organisation des Etats américains – OEA), l’administration Clinton était investie de la mission d’aider M. Aristide, le président légitime d’Haïti, à gérer démocratiquement l’« après-Cédras ». M. Aristide promit de tout mettre en œuvre pour rassembler avec le parti Lavalas les forces vives de la nation au service de l’Etat de droit et de démocratie dont elle est en quête depuis ses premiers pas glorieux et incertains de 1804.

Cela se passait dans l’après-guerre froide, juste au moment où l’on commençait partout à sentir la nécessité d’inventer un nouveau contrat social, mondial cette fois, pour corriger et redresser les multiples formes de dérèglement de la globalisation. Dans l’après-communisme, la mise en route d’une société civile planétaire permettrait à la communauté des Etats-nations de relever les défis mondialisés de l’économie de marché. L’abc de la civilité démocratique, propulsée intelligemment à l’échelle du monde, offrirait un horizon d’espoir, en tout premier lieu aux sociétés en crise décoloniale gravissime, comme c’est l’état chronique d’Haïti depuis deux cents ans.

La double autorité juridico-militaire des Etats-Unis et de l’ONU – en étroite coopération avec un réveil démocratique haïtien – créerait les conditions d’une administration pluraliste capable de résoudre les dramatiques problèmes de droit, de civisme et de développement. En remplacement de la forme paternaliste de tutelle prévue depuis 1945 dans la Charte des Nations unies, un nouveau régime onusien d’intergouvernance construirait avec Haïti un projet-pilote conforme à l’abandon substantiel des souverainetés nationales que la mondialisation porte irrésistiblement à l’ordre du jour de l’évolution des sociétés et des civilisations du XXIe siècle.

Au lieu de bondir comme un seul patriote sur l’occasion inespérée offerte par les Nations unies, avec l’aval militaire et politique de la Maison Blanche, les Haïtiens, selon une tradition vieille de deux siècles, se sont émiettés en millions d’interprétations différentes de leur tragédie. Tout à nos haines fratricides, à nos haïtiâneries de proie, nous aurons manqué le rendez-vous historique de 1994, en livrant les chances d’émancipation du pays aux ornières de l’incompréhension suicidaire de soi.

Haut niveau de résistance culturelle

Les années-Aristide de l’après-Papa Doc auront ainsi réussi à faire des « tuteurs multinationaux onusiens » – débarqués en amis ou en alliés de bonne volonté – des témoins effarés et très vite découragés par nos gesticulations autodestructrices. La preuve la plus flagrante du catastrophique autobousillage de nos atouts est là : une décennie après l’internationalisation du drame d’Haïti, l’aide financière considérable décidée en faveur de sa solution – à défaut d’interlocuteurs unis, résolus, compétents et fiables – est restée gelée dans les coffres de puissantes institutions bancaires (4).

La proclamation d’indépendance de 1804 est aujourd’hui immobilisée dans un désert de sens et de valeur : le peuple des Amériques qui est le premier parmi les Noirs du continent à s’être soulevé victorieusement contre les abominations esclavagistes, pour ses deux cents ans de vie absurdement pseudo-nationale, offre le spectacle désolant d’un mini-Etat-zombie à l’abandon : le peuple haïtien barbote dans les décharges publiques de l’histoire, aux prises avec tous les malheurs du monde (5).

Haïti a donc le devoir sacré d’inverser la symbolique de sa résistance à l’oppression que la problématique « raciale » de la plantation a truquée. L’indépendance est vécue comme une victoire militaire et politique plus « raciale » que nationale. Un peuple caribéen, de souche africaine et française, aura fantastiquement métissé sa charte constitutionnelle, ses idées du droit et de la civilité, à partir de concepts « sociaux » et religieux amalgamés, sur des fondements anthropologiques et ontologiques qui devaient se révéler absolument faux, mensongers, fantasmagoriques. L’omniprésence dans les mentalités haïtiennes des options de la prétendue « race », et de l’improbable religion, devait occuper dans la société les rôles qui reviennent à l’Etat, au droit, à la laïcisation du savoir et des comportements, comme aux libres initiatives de l’économie marchande. Tout l’héritage politique de libération d’Haïti s’est ainsi congelé jusqu’à 2004 dans une figure tragiquement légendaire : première république noire des Temps modernes, berceau historique de la négritude, qui a continué, jusqu’au « prophétisme » défaillant du président Aristide, à conditionner négativement l’idée que les Haïtiens se font d’eux-mêmes.

Le double naufrage des opérations « Restore Democracy » et « Aristide-Lavalas » (1994, 2004) met les Haïtiens en demeure « de vouloir et de réussir quelque chose d’impossible contre le Sort, contre l’Histoire, contre la Nature ! ». L’injonction qui nous a été faite un jour dans le théâtre élisabéthain d’Aimé Césaire est plus que jamais d’actualité à nos portes. Elle exige une responsabilité haïtienne de ce qui nous est arrivé, en vue de la refondation civique de l’ensemble de nos ressorts psychologiques et sociaux. Il est temps de s’arc-bouter stoïquement à la mobilisation des silos d’intelligence, de savoir-faire, de sagesse, de foi consensuelle en un peuple dont la force de création a fait ses preuves à travers les données vitales de sa tragédie même. En effet, peu de terroirs de la planète, confrontés deux siècles durant à des erreurs tragiques, à des vicissitudes spectaculaires, sont parvenus, comme ceux de l’île d’Haïti, à maintenir un haut niveau de résistance culturelle au lourd héritage de l’esclavage et de la colonisation, dans le même temps où ils échouaient totalement à organiser les institutions de la modernité républicaine et démocratique.

Institutionnellement parlant, « la nation haïtienne n’a pas pris » (Claude Moïse (6)) ; « Haïti n’existe pas » (Christophe Wargny (7)), tandis que la juridiction onirique qui conditionne ses structures imaginaires devait, au XXe siècle, déboucher sur une culture d’une éclatante viabilité. La culture haïtienne n’a pas connu la panne, l’arrêt pathologique de fonctionnement, qui aura été le sort de l’Etat, du droit et de la justice. Du point de vue culturel, Haïti serait plutôt l’inverse du pays le plus démuni de l’hémisphère occidental.

Malgré le chaos politique et social, toujours prédominant sur les aspirations démocratiques, on a affaire, dans les arts et la littérature, à une heureuse transmutation esthétique des échelles du malheur quotidien. Les divers courants de ce « réel merveilleux haïtien » ont marqué, aux yeux du monde entier, l’éblouissante révolution plastique des années 1950, de même que les productions musicales et littéraires de plusieurs générations d’artistes. Des talents de peintres, de musiciens, de poètes et d’écrivains de premier ordre permettent aux créations de supporter la comparaison avec les triomphes les plus indiscutables de l’art mondial.

Faisant admirablement fi des rhétoriques d’imitation académique des modèles importés, en riposte à l’expérience atrocement « raciale » de l’époque de la plantation, les créateurs haïtiens ont couru avec éclat l’aventure de la souffrance sans fin, ainsi que l’ivresse solaire de vivre qui tente de la sublimer – sur un bout de terre illuminé au-dedans de sa solitude « d’Etat sans nation... et de société sans Etat » (Régis Debray).

Sans pétrole ni diamant, Haïti sera-t-elle capable de se réveiller à une nouvelle donne de son histoire ? Saisie à la gorge par l’illusion Aristide-Lavalas, partie en fumée, Haïti est-elle prête à engager son peuple martyr, sa seule richesse naturelle, son précieux matériau humain, dans une remontée jamais vue ?

Ayant manqué le train de l’Etat-nation, seul le TGV de la mondialisation citoyenne à la française a des chances de s’arrêter pour offrir aux Haïtiens la possibilité du premier voyage démocratique de leur histoire. La tentative d’universalisation des droits de l’homme, tentée en 1801 par Toussaint Louverture, et méprisée par Napoléon Bonaparte, est en mesure de rejoindre, en toute confiance, une France qui a cessé de mesurer le monde à la seule échelle de ses mythes hexagonaux. Au moment où elle a fait sienne la construction européenne, elle tient également la mondialisation pour sa nouvelle heure de vérité.

La haine semée jadis par le système colonial n’a contaminé ni la langue ni les conceptions et les pratiques françaises de la vie en société. Elles font partie des valeurs universalisantes, c’est-à-dire l’oxygène dont a besoin absolument la globalisation, pour éviter les dangers de mort d’un casino planétaire. L’espérance des Haïtiens du XXIe siècle peut trouver un nouveau souffle dans l’espérance de toute la francophonie. Cette bouffée d’optimisme m’est venue de la lecture du rapport que Régis Debray, à la tête d’un comité de réflexion, a adressé récemment au ministre français des affaires étrangères.

En effet, Haïti et la France (8) appelle le peuple haïtien à se dépasser dans tous les domaines, avec l’amitié de la France à ses côtés, pour renaître à lui-même et sortir enfin en triomphe de son surplace existentiel. L’envie m’a pris de placer mon espoir d’écrivain franco-haïtien dans la mise en œuvre des mesures opportunes que Debray a proposées aux autorités de ma patrie d’adoption pour le « salut » de ma terre d’origine.

L’ex-président Jean-Bertrand Aristide porte une lourde responsabilité dans la crise qui a secoué Haïti. Mais l’alliance implicite entre l’opposition – la Plate-forme démocratique – et les forces paramilitaires liées à la dictature de M. Raoul Cédras (1991-1994) laisse mal augurer de l’avenir. D’autant que les conditions dans lesquelles a été évincé, le 29 février, le président élu apparentent l’opération menée par les Etats-Unis, avec la collaboration de la France, à un coup d’Etat

René Depestre.


(1) Forteresse construite par le roi Henri Christophe pour défendre le territoire du Nord contre un éventuel retour des Français dans l’île.

(2) Bossale : part de l’héritage africain qui aurait échappé au processus de créolité (métissage afro-français) propre à la culture d’Haïti.

(3) Baron-Samedi : dieu maléfique du vaudou symbolisé par une grande croix...

(4) Lire Paul Farmer, « Haïti, l’embargo et la typhoïde », Le Monde diplomatique, juillet 2003.

(5) Lire André Linard, « Triste bicentenaire en Haïti », Le Monde diplomatique, février 2004.

(6) Claude Moïse, La Croix et la Bannière : la difficile normalisation démocratique en Haïti, Cidhica, Montréal, 2002.

(7) Christophe Wargny, Haïti n’existe pas, Autrement, Paris, 2004.

(8) Haïti et la France, éditions La Table ronde, Paris, 2004.


Men poèm Camille la kem te rekopye sou word:

LA MORT DES VALEURS


JE SUIS VENU, J’AI VÉCU ET SURTOUT J’AI VU!

J’AI VU LE DÉDALE DE LA VIE ET DU SOCIAL

ECROUER L’HOMME DANS SON CUL DE SAC

J’AI ENTENDU ET COMPRIS TOUTES LES ABERRATIONS

ET TOUS LES MENSONGES, MONTAGNE D’INFAMIES

D’UNE GÉNÉRATION DE PEINE DE FOLIE ET DE HAINE

J’AI VU LE SPECTACLE DES GUERRES CIVILES

ET DES CONFLAGRATIONS ENTRE NATIONS

J’AI VU DES SOLDATS TIRER SUR DES FEMMES

QUI RÉCLAMAIENT DU PAIN ET DE L’EAU

ET SUR DES ENFANTS QUI PLEURAIENT LEURS PÈRES MORTS

J’AI VU DES BOMBES DÉTRUIRE DES PAYS, DES VILLES ET DES PEUPLES

POUR DÉFENDRE L’OPULENCE DES CARTELS ET DES TRUSTS

J’AI VU DES HOMMES SABRÉS POUR UN BARIL DE PÉTROLE

J’AI VU DES ÉTOILES D’ARGENT ET D’OR DÉCORER DES SICAIRES ET HONORER DES GÉNÉRAUX BUVEURS DE SANG,
EXEQUATUR SINISTRE, QUADRATURE DES ESPACES, INVERSION DES LANTERNES,

CHARCUTIERS INFÂMES TOUJOURS INVENTEURS DE CHARNIER!

HÉCATOMBE D’ÂME D’UNE HUMANITÉ PERDUE À ELLE-MÊME!

J’AI VU TOUT CELA MAIS JE N’AI PAS VÉCU

CAR ON NE VIT PAS DANS LA DÉVALE DES TERREURS QU’ENGENDRE LA MORT DES VALEURS!

COMMENT VIVRE LA BÊTE ET SON VIDE SANGLANT AU POUVOIR, BAS-FOND INTRONISÉ DE VACUITÉ DANS L’ABYSSE FLOTTANT DU PARAÎTRE ET DES ENVERS

OÙ SAVANTS ET HOMMES D’ETAT INVENTENT LA MORT AU BRAS DU RIRE.

ON N’Y FAIT QUE TOUT VOIR DU LÉVIATHAN PLURAL, INTERVENTIONNISTE !

EN EFFET, J’AI VU L’ÉGLISE S’AHEURTER À DÉFENDRE ET ENCENSER LES RICHES, LES PUISSANTS ET LES SORDIDES.

ANTHROPOPHAGE BOUCHE, BÉATITUDE OGRESSE DES BÉANCES MALSAINES, FONGIFORMES.

DIEU ! QUE D’INDULGENCES FANGEUSES ET DE FIENTE NOIRCISSENT LES CURIES !

QUE D’ÉTERNELLES IDOLES BÉNIES, PSALMODIÉES SANS PUDEUR AUX BALISES TÉNÉBREUSES!

J’AI VU LA FAMILLE ET L’ÉCOLE REPRODUIRE

LES MONSTRES D’AUJOURD’HUI POUR LES TEMPS DE DEMAIN,
MOULURE DE FAUX, MOULAGE DE MÉCRÉANCE !

ET LES MOTS BLASÉS, DÉLAVÉS, RÉINVENTÉS TENTENT ENCORE, ABÎMES PROFANATEURS,

DE COUVRIR L’INANITÉ DES INSTITUTIONS DE L’IMMORALE PURETÉ DES FORMES.

J’AI VU TOUTES SORTES D’ÉNORMITÉS ET D’IMMORALITÉS ET D’ALLURE CONTRE NATURE OÙ

COMTE ET DURKHEIM, MARX, FOUCAULT, HEIDEGGER ET SARTRE VIOLÈRENT LA MUSE AU NOM DU POSITIF

CHANTRES UTOPISTES, ÉLÉGIAQUES, NIHILISTES ET RETORS QU’ILS SONT DU DÉSESPOIR SÉCULAIRE-SÉCULIER, BATTEMENTS DE VACUITÉ

JE SUIS VENU, J’AI VÉCU ET J’AI VU

L’AMOUR-MARCHANDISE AU COMPTOIR DES PROFANES, ÉCLIPSER NOS MAGES, NOS ARCHIMAGES.

J’AI VU LE SPECTACLE DES CATHÉDRALES BRÛLÉES

DES BERGERS TUÉS

DES AUTODAFÉS DE BIBLES, DE VÉDAS OU DE CORANS

LE LINCEUL DES BASSESSES S’ÉTENDANT SUR LE BEAU

TOUTES SORTES DE PROFANATIONS ET DE CRIMES

DES AUTELS DRESSÉS CONTRE L’INNOCENCE, CLARTÉ SCALPÉE OÙ HIBERNE LE JOUR,

ECHAFAUDS D’IMPOSTURE, DE DÉSESPÉRANCE CONTRE LE VÉRITABLE, SOLEIL SINISTRE !

J’AI VU L’ABSURDE SURGIR DES ABYSSES DE LA DÉSESCALADE;

CAR TOUTES MES VISIONS ET MES CONTEMPLATIONS BLESSÉES DE TROUBLES ET DE MALHEURS

SIGNIFIENT LA CHUTE DE L’HOMME, SUJET-OBJET DU SACRÉ

ET LA MORT DE CETTE VÉRITÉ FIGÉE, ENSEVELIE AU FEU DE L’EXPRESSION

DE L’ÊTRE DE PENSÉE, DE L’ÊTRE D’ACTION.


CAMILLE LOTY MALEBRANCHE



Edited by - diamant on 3/10/2005 12:00:57 AM
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Joined: 2005 May 25
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Posted: 2005 March 09 at 7:12pm Quote Admin

Malice tu fais allusion à un ouvrage d'un écrivain pour dire des insanités, je te soumet cette bibliographie pour te faire une meilleure idée. Quant à ton protégé dans la quarantaine et plus, il a tout un cote à remonter, espérant que son espérance de vie peut lui permettre de réaliser l'exploit de son détracteur. Je te demande de bien prendre lecture de cette bibliographie et non de répondre à la vitesse de l'éclair pour dire des iditioties pour ton protégé.

Edited by - rico on 3/9/2005 7:18:51 PM
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Diamant
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Posted: 2005 March 09 at 7:39pm Quote Diamant

Dènye sam map di nou pou aswè ya sispann chita sou ti bagay rans kou wè tèl moun pa kanmarad tèl lòt. Gen de gwo ekriven ke yo konnen sèlman lan granmou yo e gen lòt ki vin selèb sèlman apre lanmò yo. Kafka se youn la dan yo. Alò si nou vle vrè pataj ann aprann reflechi tèt poze. Pibliye liv, se bagay ki difisil pase deplizanpli mezon dedisyon plis aji an mezon komès olye ke de aji kou mezon kilti. Epi, Youn moun trè mwayen gen dwa vin trè selèb sil gen gwo enstitisyon dèyèl.
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SansMalice
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Posted: 2005 March 09 at 7:44pm Quote SansMalice

Rico

je finirai cette discussion en te remerciant de m'avoir presente l'eouvre litteraire de Depestre.Je te prie de relire ton derner texte car je ne comprends pas l'emploi du mot insanites dans ce contexte.
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Diamant
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Posted: 2005 March 09 at 7:47pm Quote Diamant

Rico, bouke di insanite, ann aji ak sivilite nou pa oblije gen kont toutan. Fòk nou fè efò pataje kou wè moun. Epi ou gen dwa gen pwoblèm pèsonèl ou ak Camille kem pa konnen, menm twouve konpòtman-w lan pa bon lan youn diskisyon ki si byen koumanse. Mwen salye tout lòt mou lan echanj sa-a ki di de si bèl bagay. Ou pale de detraktè Camille la-a se kilès? Antouke Rico, ann panse, pase nou kapab, tout lòt moun yo kapab. Sim ta mande-w ou menm Rico sa ou vo? Mwen vle kwè ou kapab panse san ou pa rayi youn lòt ki gen talan monfrè.
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Diamant
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Joined: 2005 May 25
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Posted: 2005 March 09 at 7:59pm Quote Diamant

Mèsi Csatille, mési Sans Malice nou te dyi lan konvèsasyon wan. Mwen mwen pwal okipe lan lòt bagay pou aswè ya. M'ta swete sit sa-a gen plis lapè ak bagy pozitif ki fèt ladan-l, pase youn mwayen kominikasyon trò enpòtan pou nou gaspiyel lan sa ki pa pozitif. Jan Camille tokay mwen ta di: "mwen rayi e mwen mechan ak tout moun kap favorize lahèn, la manipilasyon, le krim, lesklavaj sou kelkeswa fòm yo; e sa, se lanmou. Pase gen youn vyolans vital ki dwe konbat tou vyolans letal".

Edited by - diamant on 3/9/2005 8:12:29 PM
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Posted: 2005 March 09 at 8:38pm Quote Admin

Diamant,

Mwen twouve se fasil pou rantre ak gwo kout lese frape san w pa jamn reponn lè yo pale ave w pou fè w konprann pa janm gen bagay pèsonel ak CLM. Mwen te mande w pouki tout pledwari sa pou yon senp remak yo fè zanmi w se mepri, denigreman ki tonbe sou tout moun. Se twouve w a la rekous li pou pase roulo konpresè sou tout moun san rezon reyèl, se manke w pa manke Mounis yo.

Se byen apèl sa pou fè lapè des BRAV. Men pa komanse mande m kisa mwen vo. Ki kote w vle vini, mwen pa gan foli ni ekriven, ni ekrivasye. Tit mwen se Pè de famy, mwen pa kapab evalye sa mwen vo, mwen kitel pou zot. Mwen pa bagarè, men se pa rezon map lese pase tout vye kou, paske mwen gen anpil dèyè m nan ti vit sèten frè nou. Si w sensè byen vini.

Edited by - rico on 3/9/2005 8:41:22 PM
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André
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Joined: 2005 May 25
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Posted: 2005 March 09 at 10:49pm Quote André

Diamant,

Mwen li mòso nan teks Depestre la e ma fini li'l demen paske fòk mwen al dòmi.

Mwen li tou powèm MCL ekri ya. Etan done ke se yon powèm de jenès mwen bali 7/10. Si se pou laj li gen koulye ya mwen tap bali 5/10.
gen kèk ti jefò ki pou fèt ankò.
Ou di ke Camille ekri yon pakèt liv, ke lap chèche pibliye se trè byen paske li ankò trè jèn.
Li gen yon avni devan'l.

Mwen ta swete lè lap bay pibliye maniskri yo pou li pote yo bay yon editè ki pa wè sèlman lajan e ki avek konsians pwofesyonel ka fè teks yo pase devan yon jiri pou misye retravay yo si se nesesè pou li ka pwodwi dè zèv de kalite.
Paske nan Monreyal , editè yo amize yo ap pibliye à compte d'auteur n'importe quoi pouvi ke yo jwen lajan.
Mwen pa di ke sa CLM ekri yo pa bon , mwen pa ka fè jijman sou maniskri li, men li ta merite bay piblik la yon pwodwi de kalite.

Mwen pale an konesans de koz.

Misye gen dwa apwoche CIDICAH, men tou o tan li ka jwen yon editè serye, li ta plis valorizan pou li. Yon jou petèt mwe ka fè yon troke avek'li. Nan sans banm ma ba'w.

Alò Diamant pou ti pati mwen li nan teks Depestre la mwen poko wè ki kote li se yon vandu. Map pouswiv lekti ya demen.
An atandan mwen apresye la pè ke'w mande ya.
Selman pa manke moun dega ankò. Mwen gran anpil pase'w e anpil ke CLM ki nan karantèn li.
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Diamant
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Joined: 2005 May 25
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Posted: 2005 March 09 at 11:53pm Quote Diamant

Andre ala nèg di se wou papa! 5 sou 10 pou youn poèm de tèl anvègi. Avèk ou, mwen gen enpresyon ke Rilke tap fè 3 sou diz pou " les Elegies de Duino". Banm baw youn blag, gen youn nèg yo te pase lan betiz konsa, yo pren youn zèv inedit de youn ekriven misye te rayi anpil epi yo ekri sou kouvèti non René Char ke misye renmen, misye pranl li lil li di se youn chedèv eke Rene Char montre youn lòt fasyès lan talan-l. Lè yo dil se zèv nèg li pa vle wè ya, li di li pa kwè li te byen li liv la, sanble liv pa vo sal te di ya! Ki donk, resantiman rann moun komik! Konfli pèsonalite fè moun ridikil! Antouka, powèm sa pibliye lan plizyè revi kou Lettre de cuba, plizyè rvi etidyan anfrans e tout moun renmenl. Mwen menm mwen twouve li sipèb! Akoz de chan ki ladanl, ou santi youn lamantasyon elegiak e youn entansite. Andre, Mwen pat konn si ou te ekriven, ou di ou va fè banm ma baw ak Camille, ou an rivalite ak Camille mwen konprann atò. Men èske wap ka kanpe devan misye vrèman? Misye non sèlman se youn gwo eridi men se sitou youn pansè otonòm ki deplwaye pwòp demontrasyon pal de sa la pwopoze. Ou pap vinn repete moun devanl. Ni si ti konesans fije sèlman lan sa ou etidye misye ap fèw ront, pase ou pap gen anyen pou dil. Mwen diw sa, paske kounye ya m'se zanmi-w. Fòk ou leve bonè pou tope Kòn avèl lè sa fòm la, Kòm mou ki etidye filozofi poum tande deba sa-a. Lè sa-a ma wè sa ou vo! Ki liv ou ekri an pasan ? Manvi al li wou! An palan de depès, mwen, mwen pa bay 3 sou diz pou "Alleluia pour une femme jardin". Ki donk, mon konpè, Nou kit! Men mwen, mwen pa janm jije dapre resantiman, ou menm tou menvitew kite tout resantiman tout konpleks pase sa ap fèw parèt ridikil, lap avegle ou. Se kou wè fanatik de ekip, lan chak kan tout sa lòt la fè pa janm bon! Pa janm gen espri Konfli de pèsonalite non plis, li pa sen e lap rann ou hene. Di tèt ou, chak moun gen plas yo, pèsonn pa pran plas pèsonn. Men gen moun ki gen de gwo talan e gen lòt ki pa genyen. Mwen, mwen konn apresye valè moun san ni blan ni enstitisyon pa vin dim ki sa kibon. Si ou konn li byen, wa wè ke depes lan atik ki sousit la, ap fè kanpay pou ayiti ta chanje pòl de sounmisyon li, poul ta bay lafrans priyorite lan relasyon de depandans li, lè lidi pou pou ayiti ta pran tren agrand vitès mondyalizasyon ala manyè fransèz. Sa se malpwòp. Pase Lafrans fin dechèpiye 19 ièm sièk pewyi ya e li vle,
san-l pa remèt kòb li vòle sou pretèx ke se aristid ki mandel, alò ke se sèl peyi ki sibi youn tèl afron, epi lap vin ranse pou anpeche peyi ta gen jistis lan sans sa-a. Nou pa mande lafrans reaparasyon men restitisyon fo dèt endepandans poul te bay kolon vòlè apre tout krim yo te fè. Vreman, mwen ta renmen ou kite tout resantiman pou lib gason. Sitou ou di ou granmoun. Camille se youn nèg ki pwal gen karantan lan fen ane ya. Men bliye laj, bliye tout vye lòbèy, pa santi ou piti devan moun jouk ou mechan envè yo. Mapresye-w Andre pase mwen gen enpresyon ou se youn nèg ki vle grandi. E sa se pigwo kalite moun ka genyen. Camille toujou fè diferans ant Personne e Individu. Premye toujou ap amelyorel, dezyèm nan se youn trèn savat. Mwen chak jou, jan zanmim Camille toujou dil, mwen fè efò poum depase tèt mwen. Caille pa enterese avèw pouki pou rayil? Lè ou rayi youn mou kii pa menm konnen-w se tèt ou wap tòtire. Sa pap chanje anyen lan valè moun nan men sa ap baw ilsè. Kwèm sispann genm youn dan kont youn moun ou pa menm konnen vrèman ap youn librasyon pou wou. Mwen sèten ou ka konrann sam di-w la, Se komansman sa lòt kanmarad la rele la pè dè brav. Fòk la pè dabò lan wou.

Orevwa zanmi!
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Diamant
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Joined: 2005 May 25
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Posted: 2005 March 10 at 6:48am Quote Diamant

Castille, ce que tu dis, a du sens mais n'est pas absolu. Il faut toujours éviter l'absolutisme. Saint Jonh-Perse a dû fonder sa propre maison d'édition pour publier ses livres. Àcôté des ouvrages de qualité, on publie beaucoup d'ouvrages sans autre valeur que leur commercialité qui peut rapporter gros aux éditeurs. Dans le domaine de l'essai, il est question des relations de l'auteur, de l'existence d'un public bien à lui, de sujet à la mode et donc vendables, bref, de reconnaissance sociasle moins que de ses connaissances ou capacités intellectuelles... L'écriture élevée peut être un dilemme surtout s'il s'agit d'une pensée révolutionnaire et non d'un commentaire des classiques des différentes branches spéculatives connues. Je le redis, certains titans de la pensée ne sont connus qu'après leur mort. F. de Saussure a été publié à tire posthume quand l'un de ses étudiants a fait connaître le C.l.g.. Même dans le roman, le premier tome de "A la pouirsuite du temps perdu" de Proust, a été rejeté par Gide qui était lecteur chez Gallimard à l'époque, il a fallu longtemps pour qu'on l'accepte, plusieurs années plus tard. Au dix-neuvième siècle Becquerel qui publia des romans populaires en France était salué par la critique et vendu comme du petit pain alors que le grand Sthendal avait été boudé, et ne pouvait publier qu'à peine quelques exemplaires! Kierkegaard, l'immense philosophe danois n'a pas été vraiment reconnu en son temps. La grandeur d'un homme est une, sa reconnaissance par le système, est autre. Surtout aujourd'hui, où l'obsession du marché règne sur toute la culture et la réduit à un populisme plat! Je tiens à dire qu'il y a autant de chefs d'oeuvre édités qu'inédits! N'oublie pas que Heidegger disait que Lacan était fou après avoir lu Écrits I. C'est pourquoi, je fais tout dans les séminaires que j'anime en Haïti sur différents sujets, pour que les haïtiens apprennent à apprécier par eux-mêmes et non par simple procuration. Ça, c'est ma contribution intellectuelle à la jeunesse. Car le snobisme des grandes institutions de reconnaissance internationales peut être très déroutant du jugement. En France, depuis quelque temps, beaucoup de fatras sont publiés par gallimard et autres dès qu'il s'agit de ceux qui s'appellent eux-mêmes "Les nouveaux philosophes", groupés autour de Bernard Henry Lévy. Je t'invite à lire un bel ouvrage de François Aubral et Xavier Delcourt à ce sujet, livre publié par le même Gallimard et intitulé "Contre la nouvelle philosophie" Si tu as des sous, tu peux ouvrir une collection chez Seuil et publier ce que tu veux. Les éditions n'ont pas que des vertus. Voilà pourquoi, il faut être nuancé. Franck Étienne pour rester en Haïti, où je suis actuellement, a pratiquement publié tous ses ouvrages à compte d'auteur, on commence à republier quelques-uns en les éditant en France grâce des relations récentes de l'auteur. Roger Gaillard n'a jamais été édité. Ce ne sont pas des géants, mais c'est des gens quand même plus valables que beaucoup de nains intellectuels qui sont édités au Canada.
Donc, il faut être sages et nuancés dans l'approche de la valeur d'un auteur.

Edited by - diamant on 3/10/2005 6:50:13 AM

Edited by - diamant on 3/10/2005 7:08:50 AM
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André
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Joined: 2005 May 25
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Posted: 2005 March 10 at 7:02am Quote André

Diamant,

Se pa di mwen di e se pa rayi mwen rayi CLM.
Tou sinpleman mwen pa dakò ak jan li te trete Depestre ak betiz sal ke li di Castille yo.

O kontrè mwen apresye talan misye men mwen pa dakò ak pwopo sal i yo.

Diamant,
Mwen pap janm pran chans kanpe devan MCL paske li se yon erudi e mwen se yon otodikdat.

Ou mande'm ki liv mwen ekri ?
Mwen kapab di'w mwen sèlman dispoze 2 ISBN pèsonel mwen mwen patisipe nan pliziè ouvraj kolektif.
Jodya de 5 a 7 Map patisipe nan yon lansman yon ouvraj ke nou 55 ekriven franco-ontaryen ekri. Kesyon'w la byen poze.
Jiska prezan se nan pwezi mwen rete, mwen komanse yon woman ke'm dwe fini avan mwen mouri.
Pou retounen sou powèm CLM la.
Map di'w ke yon pwèm ki pa gen imaj e emotyon se yon bouyon ki pa gen yon bon zo ladan'l pou bali nanm.
Mwen pap ba'w tit liv mwen yo paske mwen vle rete nan lanonima toujou.
Fèm konfians Fansè, Ayisyen Kebekwa, Bèlj
fè anpil elòj pou yo. Mwen pa nan fè pedan.
Male nan travay, Diamant.
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Diamant
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Joined: 2005 May 25
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Posted: 2005 March 10 at 7:07am Quote Diamant

Ok Andre, menm pa konn sa ou rele emosyon, pase teks Camille mwen te pibliye ya, se youn teks ki gen emosyon tout youn syèk. Bòn joune mon vye. Pou Castille, mwen kwè ke se li ki te koumanse, fòk nou pa bay manti. Men Castille kounye ya aji an moun de byen, e mwen dil konpliman.
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