| 7-13-2004 |
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IRAK - Le président
Al Yaouar brandit l'épée
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"La force multinationale dirigée par les Etats-Unis
restera en Irak pour combattre les insurgés. Mais que
cela ne serve pas d’argument à la
poursuite des attaques terroristes. A ceux qui prétendent lutter contre
l’occupation je dis que l’occupation est terminée. A tous
ceux qui veulent menacer la sécurité de ce pays je dis : ça
suffit ! Le terrorisme ne se résume pas à tuer et à faire
exploser des bombes. Quiconque menace la vie quotidienne des gens est un terroriste.
Pour toute personne qui menace la sécurité de l’Irak, nous
avons une épée tranchante."
C’est en ces termes que le président irakien, Ghazi al-Yaouar,
s’est adressé à la presse lundi 12 juillet, après
s’être entretenu avec le ministre de la Défense irakien,
Hazem al-Shaalan, et le responsable de la garde nationale, le général
Mozher al-Rashidi, relate le quotidien panarabe Al Hayat. La menace de la peine
de mort a été assortie d’une promesse d’amnistie
pour les insurgés prêts à coopérer et à déposer
les armes. "C'est votre dernière chance, sinon ce sera l'épée." Al
Yaouar, dont le poste est essentiellement honorifique, n’a pas mâché ses
mots. Son Premier ministre, Iyad Allaoui, qui a la haute main sur toutes les
affaires concernant la sécurité en Irak, a également fait
preuve de fermeté en promettant de pourchasser les insurgés "non
seulement dans chaque maison, mais aussi dans chaque pièce", poursuit
Al Hayat. Des contacts seraient en cours entre Allaoui et "certains représentants
de la résistance de tendance baasiste ou islamiste", précise
le quotidien.
Selon le responsable de la garde nationale, des dispositions ont déjà été prises
pour faciliter le contrôle de Bagdad. Néanmoins, le déploiement
en force des éléments de la garde nationale dans la capitale
fait craindre aux hauts dignitaires religieux un dérapage de la loi
récemment promulguée sur la sécurité nationale,
aboutissant à un conflit ouvert entre les insurgés et la garde
nationale, souligne Al Hayat.
Par ailleurs, le rétablissement de la souveraineté irakienne
est approuvé et soutenu par l’Union européenne, qui l’a
fait savoir au ministre des Affaires étrangères irakien, Hoshyar
Zebari, venu à Bruxelles demander à l’UE une "présence
politique concrète sur le terrain et une coopération directe
avec le gouvernement irakien, sans passer par des organismes internationaux",
signale Al Hayat. Mais le discours musclé du président irakien
n’était pas pour plaire aux dirigeants de l'UE, qui ont "clairement
rappelé leur opposition à la peine de mort, que l'Irak compte
rétablir. Le ministre irakien a répondu que c’était
là ‘une question délicate’, tout en assurant ses
interlocuteurs de son entière compréhension pour leur position
dictée par les exigences de la démocratie."
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