| 11-27-2002 |
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PA
GEN MANDE PADON
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Marcel
Destine
Saint-Laurent - Québec |
En
1986, après le départ de Jean-Claude Duvalier,
beaucoup se souviendront de notre Farah (Juste) nationale,
s’avançant dramatiquement sur la scène
de l’auditorium de FIU précédée
de trois cercueils portant les noms des trois élèves
assassinés aux Gonaives. Forte était sa voix
pour entonner «Twa Mapou te tombe».
Le public électrifié pensait vraiment que le
sang innocent versé, le sacrifice consommé devait
à tout jamais laver Haïti de ses souillures pour
un véritable renouveau, la renaissance d’un peuple
qui désormais ne connaîtrait plus les affres
de la dictature et de la misère. Combien
de cercueils faudrait-il aujourd’hui à
Farah pour monter son spectacle
?
Ce
nouveau groupe de patriotes conséquents
regroupés sous le nom de Lavalas devait apporter justice,
liberté et progrès au pays victime de l’égocentrisme
de ses fils depuis près de deux siècles. Cette
engeance maudite commença très tôt à
montrer ses couleurs avec le fameux VOAM, collecte de fonds
organisée dans la diaspora dans le but de Voye
Ayiti Monte. Cet argent, durement gagné
par les migrants sous le soleil accablant des sections rurales
de la Floride, et les milliers d’autres Haïtiens
de la diaspora trimant comme des damnés dans
les factory et les cuisines
a vite trouvé son chemin dans les poches des représentants
de Lavalas dans les diverses communautés haïtiennes
des Etats-Unis, du Canada et d’ailleurs.
Il
fallait certes respecter l’opinion de ceux qui voyaient
en Titid le Messie envoyé
par le Très-Haut pour sauver un pays et son peuple
qui, décidément, avaient assez souffert. La
manipulation des symboles utilisée avec tant de maestria
par le petit prêtre et ses proches ne faisait que commencer.
A
tout péché miséricorde car il était
facile de se faire tromper par un démagogue de la trempe
d’Aristide enveloppé de son aura de prêtre.
Pourtant, au lieu de reconnaître leurs erreurs et de
faire leur mea culpa, beaucoup sont ceux qui ont continué
et continuent encore d’appuyer et de bénéficier
sans aucune vergogne d’un régime qui a parachevé
la destruction du pays.
Ceux-là
mêmes qui criaient a tue-tête « Fok
yo jije »
doivent aujourd’hui accepter que cette phrase s’applique
merveilleusement à leur cas. Notamment les Farah Juste
et son époux Jean-Claude Desgranges, le furtif et arrogant
Père Gérard Jean-Juste, les membres deVeye Yo
qui faisaient choux et raves dans Little Haiti. Tous
les loups déguisés en agneaux tels que
les Père Samedi, Père Massac, Père Carré,
Père Devalcin, Monseigneur Romélus pour ne citer
que quelques-uns doivent se préparer à s’expliquer
par-devant un peuple qu’ils ont dupé sans aucun
scrupule.
Les
experts de la désinformation dont Ricot Dupuy de Radio
Soleil a New York, l’invariable Ben Dupuy, le polyvalent
Serge Beaulieu de Radio Liberté, Georges Yvon Antoine
de Radio Pitit Kay et j’en passe, devront aussi répondre
de leurs mensonges éhontés. On ne peut pas non
plus oublier les Dr. André Arcelin, l’ex - Ministre
de l’ Intérieur Henry Claude Ménard, Alina
Sixto , le fameux Prof Francklin Midy de l’ Université
du Québec et autres professionnels de l’intimidation.
Il
est trop tard pour reculer, Aristide aura beau lâcher
des colombes et débiter des discours truffés
d’inepties, son heure a sonné.
On ne trompe pas impunément les espoirs d’un
peuple crédule, assoiffé de changement et en
quête d’un mieux-être qui lui échappe
malgré tous ses efforts.
Si
« Tonton Makout Aletranje
Te Merite Jije » , à plus forte raison
« Tout Lavalas Nan Diaspora Ap Jije Kan Menm KIT
YO SOUPLAS KIT YO LOT BO DLO, PA GEN MANDE PADON
»
car l’exemple doit être tracé une fois
pour toutes pour que finisse l’impunité et pour
porter les éventuels nouveaux
roulibeurs à
réfléchir avant de se jeter sur la proie facile
qu’est le pauvre peuple Haïtien.
FINI
LES FOURBERIES ET LES TROMPERIES, IL FAUT ALPHABETISER LE
PEUPLE PAS BETE, L’EDUQUER ET LE RENDRE CAPABLE DE DISCERNEMENT
AFIN QU’IL PRENNE VRAIMENT LES RENNES DE SON DESTIN.
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