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4-22-2002  
 

PABLO ESCOBAR BEL ET BIEN VIVANT A PORT-AU-PRINCE


Georges Sami Saati

Georges Sami Saati



Mercredi 20 décembre 1989, à 6 heures du matin, je me réveille à Port-au-Prince sur l'image de Georges Bush à la télé annonçant au monde que l'Opération Juste Cause venait de commencer au Panama où 20,000 soldats américains étaient déployés dans le but de restaurer la démocratie et de capturer le Général Manuel Antonio Noriega, mis en accusation le 4 février 1988, par un jury fédéral pour trafic de stupéfiants.


Heureux, je me disais que l'Amérique allait finalement libérer nos frères panaméens des griffes d'un tyran. Je me précipitai vers mon bureau pour appeler les amis et discuter de l'affaire dans l'espoir d'obtenir de plus amples détails tout en suivant les nouvelles à la radio. Je n'arrivais vraiment pas à me concentrer sur mon travail.


Vers les onze heures, une amie de la gauche m'appelle pour m'informer que Noriega et ses unités paramilitaires ou "bataillons de la dignité"se défendaient fort bien contre les impérialistes. J'étais furieux, non seulement parce qu'elle défendait un type comme Noriega mais en plus à cause de son indifférence à l'égard des soldats et des civils qui faisaient certainement les frais de cette sale histoire. Pour la première fois nous entendions parler du plan invisible, de l'ennemi caché.


Dès le lendemain, les américains avaient pris le dessus et l'image de Noriega enchaîné à bord d'un avion en route vers Miami faisait la une des nouvelles. Le monde était content et les panaméens enfin libérés chantaient et dansaient dans les rues du Panama.


L'Amérique avait proclamé de manière très claire qu'elle irait jusqu'au bout pour défendre la décence et combattre le fléau de la drogue. C'était la première fois qu'un Président était fait prisonnier pour trafic de stupéfiants et traduit en justice pour répondre de ses actes.


Noriega avait fait assassiner des leaders de l'opposition, battre des journalistes et matraquer des politiciens par les voyous à sa solde. Il vendait des armes aux sandinistes et accumulait autant d'argent qu'il pouvait dans le commerce de la fameuse poudre blanche, la cocaïne, fléau des familles.


L'homme fort du Panama aussi connu comme le "Préféré de Dieu'purge aujourd'hui une peine de 40 ans dans une prison de la Floride pour trafic de stupéfiants. Il ne faut pas non plus oublier son rôle dans la manipulation des élections de 1989.


Cinq ans plus tard, en septembre 1994, le Président Bill Clinton lança son "OPÉRATION POUR LA RESTAURATION DE LA DEMOCRATIE"et ordonna à ses troupes de débarquer en Haïti pour ramener au pouvoir Jean Bertrand Aristide, prêtre défroqué, dûment élu et renversé par un coup d'état sanglant trois années

auparavant. Sur le coup, le monde pensa qu'il s'agissait d'un geste noble, un leader légitime ne pouvait plus être chassé par des dictateurs militaires, surtout en Amérique Latine. Les politiciens jubilaient, ils pouvaient maintenant faire ce qu'ils voulaient sans craindre les foudres d'un quelconque Pinochet. Les peuples pouvaient maintenant décider de leur avenir, choisir leurs leaders et VIVE LA DÉMOCRATIE!!!


Cependant, ce que le public américain ne savait pas c'est que cette OPERATION : RESTAURATION DE LA DEMOCRATIE n'était qu'un titre pour occulter la véritable "OPERATION GROS SOUS" et qu'il ne s'agissait de rien d'autre que d'argent, d'échange de billets verts en faveur des haut placés. Donc, 20,000 hommes ont été déployés et l'argent des contribuables américains dilapidé pour ramener au pouvoir un malade mental, narco-traficant et anti-américain de surcroît qui a vite fait d'Haïti la plaque tournante de la cocaïne dans la Caraïbe.


Est-il sensé que M. Bush ait fait arrêter Noriega pour trafic de drogue en 1989 et que quelques années plus tard en 1994, M. Clinton ait fait escorter en grande pompe un autre narco-traficant qui allait procéder systématiquement à la destruction totale d'un pays et d'un peuple?


Un des meilleurs arguments de Clinton était la complicité des Forces Armées d'Haïti dans le trafic de la drogue. Etant de la gauche, il fut approuvé par l'internationale socialiste et les politiciens latino-américains qui eux, pensaient à leur propre situation et le Black Caucus ou Black Coquins comme ils ont été nommés par les haïtiens lucides. En conséquence, Haïti, un pays pauvre connut trois années d'un embargo dévastateur durant lequel des milliers de gens sont morts par manque de nourriture et de médicaments, et Haïti devint le bouc émissaire du régime Clinton, et responsable de tous les maux de la terre. Pourquoi se demande-t-on?


Oui, pourquoi en effet? Car 8 ans après le retour d'Aristide le tyran, ami de Fidel Castro, grand admirateur de Chavez, copain de Kadaffi, le peuple haïtien n'a jamais connu un sort plus triste. L'économie du pays est en ruines, le peuple crèvent de faim, les rapts et les assassinats sont devenus la norme, et qui pis est, le flux de la cocaïne a augmenté de vingt pour cent. En plus du scandale électoral qui fait perdurer une crise sans fin apparente, les dealers de drogue sont arrêtés pour être remis en liberté dans l'espace de quelques heures, les journalistes se font assassiner en plein jour et l'humble petit prêtre des bidonvilles est tout à coup devenu MILLIARDAIRE.


Les grands journaux qui jadis défendaient Aristide du bec et des ongles dénoncent aujourd' hui sa traîtrise, ses partisans d'antan lui tournent le dos et des Congressman et Sénateurs américains se font de plus en plus véhéments dans leurs critiques de la corruption du régime Lavalas. Tous les haïtiens responsables savent que leur président est le NOUVEAU PABLO ESCOBAR!!


Où se trouvent la DEA et le FBI dans tout cela? Ils sont mieux imbus de la question que le commun des mortels. De plus, ils ont en mains les outils et l'argent qu'il faut pour mener une enquête sérieuse sur la situation qui prévaut en Haïti. Ils savent tous lire et ont plus d'un ordinateur à leur disposition, il leur suffirait de vérifier sur yahoo ou goggle pour avoir toute sorte de renseignements, à quand la mise en accusation? A quand l'arrestation de Mr. Aristide? Ne devrait-il pas être jugé et rejoindre Noriega en taule? J'ai ouï dire que ce dernier l'attendait avec impatience.


Savez-vous que la cocaïne est une menace pour nos enfants, que des milliers d'américains en meurent? Quid de l'argent des contribuables?



Où sont les excuses que M. Clinton doit au peuple américain? Est-il aveugle ou sourd ou a-t-il peur de dénoncer Aristide? Une déclaration publique admettant la gravité de son erreur dans le cas d'Haïti ferait beaucoup pour lui obtenir le pardon de plus d'un.


Au moment où Haïti est à l'agonie on n'entend plus parler des Démocrates supporters d'Aristide, ni des grands de Hollywood et encore moins des intellectuels américains. Où se trouvent donc le Black Caucus, les Kennedy et les Jesse Jackson et les Randall Robinson? Qu'ont-ils à dire? Ont-ils peur de la vérité révélée par Jesse Helms et la CIA?


Ou peut-être ont-ils peur des révélations que pourraient faire Aristide. N'a-t-il pas dit que s'il devait lui arriver malheur il n'hésiterait pas à dénoncer ceux qui avaient bénéficié de ses largesses? Pourquoi cette crainte, n'est-il pas doit que LA VÉRITÉ VOUS AFFRANCHIRA !!


N'étant candidat à aucun poste, je peux dire à HAUTE VOIX ce que les autres pensent TOUT BAS, car je n'ai aucune crainte.


JE SUIS UN HOMME LIBRE.


En attendant que le gouvernement américain se décide à faire ce qu'il faut pour la protection de son peuple, je l'encourage à faire MAIN BASSE SUR LE NOUVEAU PABLO ESCOBAR, LE MONDE ET LE PEUPLE HAÏTIEN VOUS SERONT ETERNELLEMENT RECONNAISSANTS!!!


Georges Sami Saati

Défenseur de la Démocratie

 

 

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